Depuis « toi », je deviens « moi »

Depuis « toi », je deviens « moi »

Un souvenir, un moment où je me suis sentie être moi-même, sans porter le moindre masque.
Il ne m’a pas fallu plus d’un quart de seconde pour savoir que je voulais parler de toi, de ce voyage qui aura, à jamais, changé nos vies.

Je me demande si ça aurait également été ta première pensée.

Je crois ne m’être jamais sentie aussi bien qu’à cet instant-là, à tes côtés. Plus rien n’avait d’importance. On est parties sur un coup de tête, en laissant tout le poids de la vie derrière nous.

Je pense ne m’être jamais autant sentie exister, jamais sentie autant être moi, tout en te découvrant toi. Comme si, avant ça, avant toi, personne ne m’avait jamais écoutée. Jamais je n’en ai dit tant à une inconnue, jamais, avant ça, je n’avais eu la sensation qu’une part de moi vivait ailleurs, en toi.

Ce voyage reste le plus beau de mes souvenirs, le plus doux, le plus surprenant mais également et surtout le plus intense.

Une découverte de l’Amour, avec un grand « A ». Celui qui ne meurt jamais, celui qui porte nos noms, celui qui ne peut que se transformer, sans jamais disparaître, celui qui ne s’arrête pas au fait qu’on soit deux femmes, celui qui ne s’arrête pas non plus aux idées reçues et étriquées du couple.

Merci d’avoir été toi, et de m’avoir permis d’être moi, peut-être pour la première fois.
Depuis « toi », je deviens « moi ».

A ce petit nuage de fuite.
A nos futurs voyages.
A cet amour indescriptible et immuable.

Merci.

Auteure : Elise, 21 ans, Marchienne-Au-Pont

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R.

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Ça commence toujours comme ça, la Mazurka.

On se dit bonjour, on s’invite, on se prend par le bras.

Et puis on s’emboite comme des legos, mon bras dans ton dos comme pour une prise de judo.

Au début, on est hésitants

Car on danse à deux, c’est comme ça qu’on organise un évènement.

L’un·e guide, l’autre suit, mais jamais sans soucis.

Et puis… et puis et puis on lâche prise, on improvise

On se libère des normes et on fait comme on veut, car on sait ce que l’on vaut

On lâche les mains, on fait des arts martiaux

On saute partout comme Super Mario

Le parquet tangue, les corps fusionnent

Et je te tourne le dos pour regarder en avant

Autour de nous, le silence, les autres n’existent plus.

Je marche l’esprit vide dans une nature pleine

Mes pieds parcourent les marches des géants et ses cailloux biscornus.

Je voulais trouver du sens dans ma réalisation, alors qu’il est entre moi et les autres

C’est comme si j’aidais quelqu’un à retrouver son bonheur intime pour la première fois

Comme si le soir dans cette tente, je serrais contre moi

Nos corps fatigués, nos yeux dans les yeux,

Nos lèvres libérées de toutes rimes qui veulent tout se dire. Te dire que…

La musique s’arrête.

Ça termine toujours comme ça, la Mazurka.

On se dit au revoir, on se remercie, on se prend dans les bras.

Et en attendant la prochaine danse,

On grave en nous ce plaisir

Qu’on a vécu, qu’on vit, et vivra encore.

Auteure : Anonyme

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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