Je suis agriculteur parce que je sème

Je suis agriculteur parce que je sème

Je suis agriculteur. Pas parce que je vais manifester à Bruxelles ou parce que je vous nourris chaque jour, mais parce que je sème. Je sème des graines partout où je passe dans le but qu’elles germent. Je marque, à petite ou grande échelle, les personnes que je croise en faisant, donnant ou tout simplement en étant moi-même. Mon but, c’est de créer une plaine, un champ, une forêt, la plus grande et surtout la plus verte possible.

Alors, qu’est-ce que je fais ?

Je montre l’exemple, j’innove, je me donne corps et âme dans tout ce que j’entreprends pour inspirer, motiver, donner le goût à la vie, le goût des belles choses. Car c’est en faisant ce qu’on aime qu’on vit.

Alors, qu’est-ce que je donne ?

Matériellement ou non, j’enseigne, je montre, j’offre pour faire plaisir ou grandir mon entourage. Je ne compte pas, je ne demande pas de contrepartie, je donne tout ce que j’ai et tout ce que je sais. Car c’est en donnant à ceux qu’on aime, qu’on vit.

Alors, qu’est-ce que je suis ?

Je suis un être qui cherche à être le plus complet possible : pour moi, pour l’autre, riche et pauvre, à gauche et à droite, marrant et discret, ambitieux, mais présent. Je suis et essaye d’être une inspiration pour ceux qui croisent mon chemin pour qu’à leur tour, ils puissent être qui ils voudraient être. Car c’est en s’aimant qu’on vit.

Alors, est-ce que ces graines germent ?

Je vois qu’en vouant ma vie au bien collectif, j’apporte ma pierre à l’édifice d’un futur meilleur. On a beaucoup d’influence sur les gens qu’on croise, qu’on le veuille ou non. Le but est d’avoir la meilleure influence possible pour participer activement ou passivement à la réussite de tout un chacun. Soyons conscients de qui nous nourrit, de qui nous fait grandir et rendons la pareille à notre prochain.

La plante n’a pas conscience de l’agriculteur qui l’a plantée et arrosée, mais l’homme n’aurait pas de graine sans la plante.

Alors, avant de mourir, je planterai.

Auteur : Robin, 21 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Il est normal de porter des masques

Il est normal de porter des masques

J’ai plein de facettes, je suis comme une boule disco. Mais c’est pas négatif parce que je brille.

J’utilise des masques en fonction de mon contexte. Au début, je me sentais bipolaire ou schizo, un truc comme ça. Ça fait même quasiment deux ans que je consulte pour ça. Et le diagnostic ? C’est normal, j’ai juste une capacité à changer du tout au tout. Ce n’est pas un problème, je m’adapte à qui j’ai en face de moi, ses envies, son passé, sa sensibilité. Je pense que si tout le monde portait ces masques d’adaptation, cela permettrait à beaucoup de ne pas porter des masques de honte.

Le problème n’est pas de changer de personnalité, mais de faire face à la critique non constructive, la méchanceté, le jugement. Ça ne fait rien avancer et cela bloque tout le monde. Arborer plusieurs personnalités, c’est être ouvert à l’extérieur, aux cultures, aux avis. Se caler dans une seule, c’est oublier qu’il existe plusieurs vérités.

Alors, je ne trouverais jamais de moment où je ne porte pas de masque, car cela n’existe pas, mais plutôt un moment où je ne me sens pas jugé. Classique, mais il y a ma famille ou un groupe dans lequel je peux tout dire et tout être.

Auteur : Robin, 21 ans, Liège

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Les masques en société : qui veut-on protéger ?

Les masques en société : qui veut-on protéger ?

« Est-ce que ça va ? ». Une question fatidique. Lorsqu’on la pose, trop peu de personnes avoueront « non, ça ne va pas ». Nombreux sont les gens qui mentent à cette question régulièrement. Pourquoi ?

Pour ne pas paraître fragile ? Eviter de devoir se remémorer, tout expliquer ? Pour épargner l’autre de nos sentiments ? De toute évidence, les masques sont là pour nous protéger. Protéger qui ? De quoi ? Quand peut-on véritablement laisser tomber le masque ? Ils changent selon la personne en face de nous. Ils regroupent nos secrets, nos émotions, notre manière d’être, de parler. Parler à un enfant n’est pas la même chose que de parler à un client, un patron, un parent, un inconnu.

Mais pourquoi ? Pour préserver nos relations. Et peu importe nos émotions, on les refoule. Rester poli devant le patron, pour ne pas être viré, même s’il est horrible. Retenir ses larmes devant un enfant, pour donner un rôle fort, ne pas le rendre triste. Enfouir sa frustration lorsqu’un client arrive et forcer un sourire, même si on désire hurler. S’efforcer de rester beau ou belle, rester courtois pour accommoder des inconnus qu’on ne va jamais revoir. Ne pas oser parler de ses sentiments à un proche, refuser de l’aide pour ne pas les déranger.

On protège ainsi à la fois l’autre et soi-même, on protège nos relations. Mais une protection qui blesse. A force de tout prendre sur soi, une tension se crée. Une tension qui ne désire qu’exploser. Et qu’en est-il de l’autre lorsqu’à force de vouloir le protéger, en venir au mensonge et à la distanciation, la relation se dégrade ?

Auteur : Iris, 21 ans, Namur

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Belle comme tout

Belle comme tout

Dans la société actuelle, il n’est pas facile pour tout le monde de trouver un bon emploi dont on a besoin pour gagner un peu d’argent. Femmes ? Noirs ? Invalides ? Tout type de minorité y passe.

De nos jours, même une blonde aux yeux bleus 100% belge et bel et bien catholique pourrait faire l’objet de discussions auprès des RH pour quelques kilos en trop sur la balance. Vous comprenez, on ne va quand même pas mettre une grosse pour représenter notre entreprise. Je trouve que le monde est sur-normé de standards de beauté tous plus idiots les uns que les autres. Toujours plus mince, mais attention, il faut quand même avoir un peu de formes, maquille-toi mais pas trop, tu risques de ressembler à une prostituée (parce que oui, évidemment, c’est un sous-métier, je pourrais parler des heures de la non-considération qu’ont les gens envers tel ou tel métier mais là n’est pas le sujet), n’aie pas de cernes ni d’acné, ça risquerait de faire trop tâche.

Et oui, je m’appelle Alexia, j’ai 16 ans et j’ai toujours été bien portante comme je le suis. « T’es pas grosse » penseront certains, « t’es énorme » diront d’autres. J’ai toujours été la petite grosse ou l’amie que les garçons ne regardent pas trop parmi mon groupe mais ça ne me fait plus rien. En effet, un narcissisme un peu trop imposé, additionné à beaucoup d’autodérision, tout cela a beaucoup aidé.
Heureusement que j’ai les beaux yeux de maman et la dentition parfaite de papa. Je me demande ce que j’aurais fait sinon. Avec toute l’objectivité et l’égocentrisme du monde, je me trouve actuellement très très belle (j’avoue, il existe Rihanna quand même). La confiance en soi est un concept qui, aussi abstrait soit-il, est pour moi quelque chose d’inné ou non chez tout le monde. Combien de fois n’avons-nous pas entendu des phrases du genre « t’as mal dormi ? » ou encore « tu te laisses aller ces derniers temps » qui sont des phrases qui peuvent réellement blesser certaines personnes n’ayant pas confiance en elles ou bien faire rire d’autres qui pourront, pour les plus sûres, acquiescer ces propos.

Je terminerais par dire que la confiance en soi n’est pas seulement basée sur le physique. Il faut être sûr de ses capacités et ne jamais douter de ce que nous pouvons accomplir car nous allons, certes, faire des erreurs mais nous pouvons tout bonnement apprendre de celles-ci pour continuellement s’améliorer.

Auteure : Alexia, 16 ans, Liège

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L’indifférence

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Ma plus grande peur pour notre société, c’est l’indifférence. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste. Nous sommes constamment connectés mais, en même temps, déconnectés de nous-mêmes. Nous avons toujours plein de choses à faire, nous sommes partout mais jamais présents. Submergés par un millier d’informations, nous devenons de plus en plus apathiques.

Le message que j’aimerais faire passer est d’être curieux.euse, de ne pas avoir peur d’exprimer ses pensées, de lutter contre les injustices et d’être empathique envers les autres.

Auteure : Elisa, 29 ans, Bruxelles

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