Can’t hurt me

Can’t hurt me

Le livre de David Goggins Can’t hurt me est un mélange de biographie et de développement personnel dans lequel l’auteur se met à nu. Il nous raconte ses expériences personnelles et les leçons de vie à en tirer. Goggins est un ancien Navy SEAL et marathonien et il nous raconte son vécu depuis son enfance (marquée par la violence, le racisme et la pauvreté) pour finalement devenir l’un des hommes les plus endurants avec un mental d’acier.

En quoi j’ai aimé l’œuvre ? Tout d’abord l’auteur s’est mis à nu devant son lecteur, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde. Il nous parle des responsabilités personnelles, du fait d’assumer qui on est et de l’importance de se cracher la vérité en face. Il y a la règle des 40%. Elle consiste à vous dire que lorsque vous êtes à bout, vous n’êtes en réalité qu’à 40% de votre potentiel. Il y a également le fait d’affronter ses peurs (je pense qu’il n’y a pas besoin de plus détailler ce point). Il y a aussi la discipline mentale et l’éthique du travail. A travers des défis physiques extrêmes, il montre que l’esprit peut surpasser le corps et qu’aucun talent ne peut dépasser le travail acharné et la persévérance.

Je conseillerais ce livre à toutes et à tous car il n’y a pas d’âge pour se dépasser. Comme le dirais Goggins : « Stay hard ».

Auteur : Rofiq, 16 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Pourquoi j’ai peur de ne pas être suffisant pour la personne que j’aime ?

Je crois que tout a commencé avec mon premier amour, la première personne que j’ai aimée et choisi d’aimer. Au début, elle était « parfaite » mais seulement à mes yeux et en effet, je suis tombé amoureux. C’est pire que les effets de drogues être amoureux, des études montre que c’est comme les effets de la cocaïne. La personne se met en deuxième place et fait des choses qu’elle n’aurait jamais fait de sa vie. Cette personne me faisait douter de moi tous les jours et à tout instant.

Après 2 ans en essayant avec cette fille, j’ai ouvert les yeux car j’en ai eu marre de me faire manipuler. Elle voulait seulement mon attention, elle disait qu’elle m’aimait pour que je ne parte pas et comme ça elle me gardait auprès d’elle. Ces 2 années ont laissé des blessures irréversibles et je crois que tout ce temps que j’ai passé à douter de moi-même a fait en sorte d’avoir cette peur et cette peur continue. J’ai réussi à aimer d’autres personnes mais ça a toujours fini de la même manière. J’ai essayé de changer pour plaire mais je me suis rendu compte que ce n’était pas la bonne solution.

Il faut toujours être positif et ne surtout pas avoir peur de dire : « Je t’aime ». Tu risquerais de passer à côté de belles choses !

Auteure : Anonyme, 18 ans, Bruxelles

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L’humour de Pratchett

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La série Discworld de Terry Pratchett nous plonge dans un monde fantastique et, comme le nom l’indique, plat. Derrière des histoires de trolls, de nains, d’elfes et d’autres, ainsi qu’une narration hilarante, Pratchett fait des parallèles avec la réalité et explore des thèmes comme l’avancée technologique, la désinformation ou la discrimination. L’auteur a plutôt des idées progressives, mais, malheureusement, sa tendance à employer l’humour partout ne sert pas toujours ses objectifs, d’après moi.

Un des thèmes les plus explorés dans Discworld sont les préjugés et les stéréotypes. Dans cet univers, il existe beaucoup de tensions entre les nains et les trolls, les uns pensant que les autres sont sans cervelle et les autres pensant que les uns sont meurtriers. Pratchett s’est clairement basé sur les conflits humains et je trouve qu’il a bien maîtrisé son sujet. L’assassinat d’un nain démagogue sert d’un prétexte à ses camarades pour déclarer la guerre aux trolls. Chaque camp a modifié l’histoire au fil des générations pour démoniser l’autre camp.
Fidèle à la complexité de la plupart des conflits humains, Pratchett a crée une situation à l’origine de l’hostilité dans laquelle ni les nains ni les trolls n’avaient totalement tort. Il souligne l’inutilité de ces conflits, d’abord avec Cuddy et Detritus, un nain et un troll, qui rejettent leurs préjugés après avoir travaillé ensemble et, ensuite, avec la révélation que l’hostilité à l’origine était fondée sur un énorme malentendu. L’humour qu’il emploie aide ses lecteurs à digérer ses thèmes sans être insensible.

Cependant, Pratchett semble parfois plus concentré sur la subversion de nos attentes que les problèmes que certains groupes marginalisés connaissent. Par exemple, dans le roman Men at Arms, Angua, une femme loup-garou, se fait recruter par les protagonistes (ils sont des policiers). Le commandant, qui est le personnage principal, ne l’apprécie pas. À un moment, il ignore son hypothèse, malgré le fait qu’elle a raison. Pratchett joue avec le fait que ‘femme’ et ‘loup-garou’ commencent par la même lettre en anglais et nous fait penser que le commandant est sexiste, car il n’est pas supposé connaître la lycanthropie d’Angua. Finalement, dans un tournant qui se veut comique, on apprend que le commandant savait qu’il avait engagé une louve-garou. C’était cela qui l’embêtait dans sa nouvelle recrue, et non son genre. Il me semble que Pratchett voulait nous provoquer en disant : « Vous avez vraiment cru que j’ai créé un protagoniste sexiste ? ». Je trouve insensible de rappeler l’expérience que certaines femmes dans son audience ont probablement connue juste pour nous surprendre.

À une autre reprise, dans Jingo, Pratchett montre clairement qu’un de ses protagonistes, Fred, est raciste. Alors qu’il doit s’infiltrer parmi un peuple dont le style de vie est inspiré des musulmans et des arabes dans certaines parties du monde, Fred exagère tous les stéréotypes qu’il connaît de ce peuple. Pratchett se moque de lui : ceux que Fred doit tromper savent immédiatement qu’il est un espion, mais prétendent ne rien savoir pour le ridiculiser. Un autre personnage, souvent vu comme bête, fait même remarquer que les préjugés de Fred sont insensés. Malheureusement, Fred ne retrouve pas la raison sur ce sujet-là dans l’histoire, et continue à être protagoniste. Heureusement, il n’est pas écrit comme un personnage que l’on doit aimer. Cependant, il est insensible, d’après moi, de souligner son problème avec de l’humour, mais de ne rien changer dans le personnage. Lire son point de vue continuera à être désagréable pour certaines personnes victimes de racisme.

L’humour et la satire sont clairement des éléments fondamentaux dans l’écriture de la série Discworld. La plupart du temps, Terry Pratchett aborde des thèmes lourds et communique des messages d’actualité sans perdre son humour. Cependant, si j’apprécie ce style, je trouve que l’on ne peut rire de tout. Rien ne nous empêche de rire des combats des groupes marginalisés, mais le faire leur ajoute des difficultés. Je suis perplexe face à certains choix de l’auteur, car il a prouvé qu’il pouvait traiter d’un sujet sans risquer d’être insensible, notamment dans Feet of Clay, où il met en scène, sans humour particulier, une naine qui affirme sa féminité dans une société monogenre où les activités traditionnellement masculines dominent.
Toutefois, malgré l’humour parfois foireux, je pense que les vétérans de fantaisie pourraient apprécier cette série qui offre des moqueries de tropes familiers insensés, des nouvelles perspectives sur des créatures typiques du genre et des commentaires pertinents sur des sujets d’importance. Je trouve juste que les lecteurs doivent être avertis de l’humour potentiellement insensible de la série avant de la lire.

Auteur/e : Anonyme, Liège

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Dune, éveil inhabituel

Dune, éveil inhabituel

Je me souviens encore du moment où j’ai découvert un univers fascinant. Les premières pages de Dune m’ont transporté sur Arrakis (planète fictive). Publié en 1965, Dune n’est pas seulement un roman de science-fiction, c’est une porte d’entrée vers une réflexions profonde sur le pouvoir, la nature et l’avenir. Dès ma première lecture, l’univers fascinant d’Arrakis m’a captivé révélant un monde où chaque grain de sable révèle un secret.

L’œuvre parue en 1965 se distingue dans son exploration des enjeux politiques, environnementaux et spirituels. À travers les parcours de Paul Atréides, j’ai découvert que chaque décision, aussi infime soit-elle, peut influencer le destin d’un monde entier. L’affrontement entre la soif de pouvoir et la nécessité de préserver l’environnement m’a ouvert les yeux sur l’interconnexion entre l’homme et la nature. Le style riche et imagé de Herbert a nourri mon imagination et éveillé en moi une curiosité insatiable pour les mystères de l’univers.
Ce roman a profondément bouleversé ma jeunesse. Bien que je sois âgé de 22 ans et en tant que jeune garçon MDR AHAHAH, ceci m’a appris que derrière chaque récit se cache une leçon de vie. J’ai également appris à regarder au-delà des apparences, à valoriser la réflexion et à comprendre que chaque choix peut façonner notre avenir.

Je recommande Dune. C’est un roman qui s’adresse à tout type de lecteur. Car pour moi, ça demeure un symbole d’éveil inhabituel et une source d’inspiration constante. Et ceci pourrait également captiver aussi bien les amateurs de science-fiction que ceux en quête d’une réflexion sur notre monde et ses défis.

A écouter aussi en podcast ici

Auteur : Richnel, 22 ans, Liège

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Qu’est-ce que l’Amour ?

Qu’est-ce que l’Amour ?

Alors, comment vous présenter l’œuvre que j’ai choisie ?

Académiquement, L’Amour Ouf est une comédie romantique de Gilles Lellouche sortie en 2024 et adaptée d’un roman de Neville Thompson, un écrivain irlandais. Elle raconte l’histoire d’amour naissante entre Jackie et Clotaire, lorsqu’ils sont lycéens, mais également lorsqu’ils sont de jeunes adultes et qu’ils ont basculé dans la dure réalité de la vie adulte et autonome. Cet aspect du film, créé par de nombreuses ellipses, fonde peu à peu un lien entre leur vie de jeunes insouciants et d’adultes accomplis ne nous laissant pour seule possibilité que de comprendre la force de l’amour qui les lie. Selon moi, la chronologie originale et spectaculaire donnée au film est une de ses forces. Ce qui prouve d’ailleurs que non, cette œuvre n’est pas un film romantique au dénouement attendu dès les premières secondes avec une histoire d’amour tout droit sortie de Montebello, le village de Noël originel et ses habitants niais. Mais à mon sens un pur chef d’œuvre pourtant réalisé sur base d’un récit parfaitement banal.

Cette relation, c’est un amour sans chichi et pour lequel tout le monde pourrait se battre mais que la vie a mis à l’épreuve avec tout un tas de galères du quotidien. Quoi que « quotidien », tout le monde ne se retrouve pas emprisonné, pendant douze ans, pour un crime qu’il n’a pas commis et encore heureux. En attendant, le côté vraisemblable de ce film donne la possibilité, à quiconque le visionne, de faire le lien à sa propre vie, une des grandes qualités de celui-ci. Cet amour, c’est un peu comme faire un gâteau pour l’anniversaire de sa sœur uniquement parce qu’on le lui a promis, on sait qu’on veut y arriver mais on ne sait pas comment.

Ce film, par sa grande justesse, ne laisse personne indifférent, pas même moi qui ai une petite tendance terre à terre. Ce film est comme une renaissance de l’espoir au milieu d’un torrent de défaites amoureuses qui engloutit l’adolescence. De plus, les répliques percutantes de Jackie, jouée par Adèle Exarchopoulos, sont impressionnantes. Ses prises de parole sont justes et poignantes, j’adore ce que le scénariste a fait de son personnage. Pleine de sincérité et d’un naturel évident, l’actrice représente à merveille la femme actuelle qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Comment clouer le bec a cette génération défaillante d’hommes qui manquent sérieusement de respect et de considération pour la Femme. Je ne parle pas ici de Clotaire qui, malgré ses erreurs, continue à croire en sa grande histoire d’amour et semble pouvoir rester fidèle à Jackie, jusqu’à la fin de ses jours. Je pense que Clotaire est capable, par le seul biais de son regard, de donner dans papillons dans le ventre de plus d’un téléspectateur. Tout l’art du cinéma, je présume.

En bref, pour moi, ce film se détache des autres et m’a particulièrement marqué. Ces quelques euros en valent vraiment le coup, je vous l’assure. Je le conseille à tout un chacun mais peut-être particulièrement aux hommes, d’environ 16 à 20 ans, pour vous prouver, Messieurs, que le bonheur peut bel et bien être amené par une vie totalement monogame et dévouée à la femme que vous aimez. Quoi que ce soit je suis persuadée que cet ouvrage vous fera réfléchir, vous touchera ou encore vous amènera à la même interrogation que moi : « Qu’est-ce que l’Amour ? ».

Auteure : Romane, 16 ans, Liège

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