Je ne vais pas bien, voilà je l’ai dit et maintenant quoi ? Rien. Rien a changé, je mange à peine, je dors sans peine, je me lève avec la haine. Je sombre et c’est anxiogène. C’est dur de se voir, de se voir dépérir, de se voir maigrir, de se voir tout court. J’ai envie d’avancer mais je suis coincée. J’étouffe et tout l’air du monde ne pourrait le changer. Qu’est ce qui ne va pas ? Tout et rien à la fois.
Mes études en philo me permettent d’apprendre beaucoup de choses différentes et de rencontrer beaucoup de personnes différentes. Mais cela comporte aussi son lot de choses négatives comme du stress tout le temps, que ça soit pour les examens mais aussi dans tout le processus qui précède à savoir la remise au propre ou la synthétisation.
On a toujours l’impression d’être à la bourre et on subit la pression du Décret Paysage. Avec tout ce stress accumulé et la vie privée, le burn-out et tout ce qui l’accompagne nous attend et m’accueille les bras ouverts. Mais impossible de vraiment prendre du temps pour soi car le décret paysage nous guette et on a peur du revers du bâton. Donc on culpabilise et on se force à faire ce qu’on n’a plus l’énergie de faire. Les études, le Décret, c’est cette touche sur la télécommande qui sert à accélérer, alors que j’aimerais juste pouvoir appuyer sur pause le temps de souffler un peu.
Auteure : Cassandra, 23 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

