C’est pas faux ! Une nouvelle émission de la Rédac’ Jeunes de Scan-R

ALERTE NEW ÉMISSION : La Rédac’ Jeunes prend les commandes d’une nouvelle émission VIDÉO « C’est pas faux ! »

Grâce à une collaboration avec Qu4tre, le média de proximité couvrant les arrondissements de Liège, Huy et Waremme, les membres de la Rédac’ Jeunes décrypteront mensuellement les médias, écrans et contenus qui circulent autour d’elleux et en débatteront avec des invité.es. Une nouvelle opportunité de livrer un contenu PAR et POUR les jeunes, éducatif et pertinent, le tout condensé en 12 minutes !

Et pour leur 1er épisode, Doris, Clara, Céline & Jonas sont accueilli.es par Nathalie Evrard, Rédactrice en chef de Qu4tre, pour présenter le nouveau concept de l’émission et parler d’éducation aux médias et du rapport des jeunes aux médias.

C’est pas faux ! c’est ce mercredi 11 mars à 17h45* sur Qu4tre (Proximus: canal 10/166, VOO : 11/12/55, Orange : 13/65) et sur nos sites : qu4tre.be et youtube.com/@scan-r

*Et aussi rediffusée le 11/3 à 19h45, 20h45 et 21h45 ; le 12/3 à 11h15, 15h45 et 17h30 ; le 13/3 à 16h30 ; le 14/3 à 17h15 et le 15/3 à 12h15.

Participez au nouveau projet « Mythes vivants : de l’Antiquité à aujourd’hui »

Participez au nouveau projet « Mythes vivants : de l’Antiquité à aujourd’hui »

Participez, avec vos élèves, à notre nouveau projet « Mythes vivants : de l’Antiquité à aujourd’hui ».

De janvier à juin 2026, notre animateur Bruno vous propose des ateliers s’inspirant des mythes gréco-latins. En adaptant ces récits anciens aux contextes contemporains, les élèves réfléchissent aux enjeux actuels et développent leurs compétences en écriture créative (dessins, poèmes, proses).

Les productions des élèves seront, ensuite, rassemblées dans un recueil final.

Vous êtes professeur·es de latin-grec, français dans les régions de Liège, Huy, Waremme et seriez intéressé·es de nous accueillir dans votre classe ?

 
La fable de la jeunesse

La fable de la jeunesse

J’ai peur pour l’avenir, pas parce que je ne serai plus un enfant mais parce que le dieu qui régit notre monde c’est l’argent.
L’argent ne devrait être qu’un outil, pas la chose que l’on désire le plus dans une vie.
Par leur petit capital économique, la jeunesse est muselée et museler la jeunesse c’est museler un futur pas si lointain.

Aujourd’hui, j’ai 24 ans et c’est la première fois que je représente ma génération de toute ma vie.
Je croyais en l’école, je croyais que quand j’allais sortir, je serais prête à l’emploi et à, enfin, m’intégrer.
Le résultat est quand je suis sortie j’ai découvert que j’étais dans une bulle et que plein de monde autour de moi était à l’agonie.
J’ai passé toute ma vie à donner du sens à mon travail.
J’ai dédié ma vie à mon insertion et le sens je ne l’ai jamais trouvé.

Je n’ai pas besoin d’histoires sur une vérité enjolivée.
Nous avons besoin de vrai pour donner du sens à nos journées, à nos vies, à cette société entière.
Pour défendre non pas un capital mais des humains de chair et d’os, de sentiments et de vie.

Auteure : Julie, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS DU LABORATOIRE SOCIAL ET MEDIATIQUE 2024.

Retrouvez ce récit et d’autres dans notre livre

Jeunes, entourés, mais si seuls

Jeunes, entourés, mais si seuls

Jeune, toujours entourée, pourtant je me sens si seule.
Jeunes, toujours entourés,
Pourtant, on ressent tous ce vide, ce vide qui nous fait trembler.
Elle est trop belle, elle, cette fille, ce modèle,
Moi, j’voudrais juste avoir un corps pareil.
Et lui, là-bas, si loin, à Bali,
Il sourit, il vit, il brille sans répit.
Il vit sa meilleure vie, Lui.
La chance, qu’on dit. La chance… ou l’illusion,
Parce qu’au fond, c’est qu’une projection. Et on le sait.
Ah… Instagram, cette vitrine en couleurs,
Où chaque post respire le bonheur,
Des cœurs, des sourires, des clichés parfaits,
Mais ce sont des masques, et on le sait.
Génération « tout va bien », mais tout est faux,
On maquille nos peurs sous des filtres beaux.
On est heureux, enfin, sur l’écran,
Mais dans le réel, c’est le néant.
On prétend, tous, c’est ça le jeu,
Semblant d’être forts, semblant d’être heureux,
Mais ce qui est sûr, c’est qu’on est courageux.
Les réseaux, c’est beau, mais c’est si faux,
C’est faux, si faux qu’on s’y perd un peu,
Si faux qu’on y croit, qu’on s’y attache,
Et qu’on se détache du vrai, hélas.

Mais un jour, la lumière change de ton,
Ton fil d’actu devient une sorte de prison,
Fini les plages, fini les selfies souriants,
Maintenant c’est place à la douleur, aux cris, au sang, désillusion.
Des familles brisées, des enfants ensanglantés, des femmes violées, des familles
déchirées, des vies gâchées.
BAM, la réalité nous éclate en plein cœur,
On n’était pas prêts, pas prêts pour l’horreur.
On absorbe tout, tellement trop vite, et si fort,
Chaque image, chaque mot, devient un ressort.
Ça nous touche, ça nous tort, ça nous détruit.
Et parfois ça réveille des blessures enfouies.
Les traumas, ces ombres qu’on croit enterrées,
Mais qui ressurgissent au moindre coup porté.
Tu lis un mot, tu vois un visage,
Et soudain, ton passé refait naufrage.
Les traumas, ça te ronge, ça te prend,
Te laissant debout mais mort lentement.
Ça t’arrache ce que t’étais, ça te brise à jamais,
Et parfois, ça te fait devenir ce que tu détestais.
Les traumas, ça tue sans faire de bruit,
Ça détruit des vies, ça éteint des nuits,
Ça te fait survivre, pas vivre vraiment,
Et ça fait de toi un fantôme vivant
Les adultes, ils disent qu’on est chanceux, qu’on a tout,
Mais ce « tout » nous écrase, nous pousse à genoux.
Une génération qui porte le poids du monde,
Un monde trop bruyant, trop dur, trop immonde.

Alors, aujourd’hui, je vous le dis ici,
On est cette jeunesse écorchée,
Qu’on se soutienne, qu’on arrête de mentir, qu’on arrête de se mentir.
Et nos blessures, faut les laisser guérir.
Nos cœurs brisés peuvent recoller leurs morceaux.
On est là, ensemble, face au miroir,
Venez, aujourd’hui, on reprend notre espoir.

Auteure : Tigist, 24 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Retrouvez ce récit et d’autres dans notre livre

Je pars

Je pars

Enfant nègre, fils d’un émigré,

Bien loin du littoral à la recherche du Saint Graal.

Je pars, dans l’espérance de repêcher,

Un avenir bien meilleur que ce qu’offre la mer au filet des pêcheurs.

Je pars dans une aventure captivante à travers l’océan Atlantique. Les eaux cristallines se mêlent au bleu profond de l’horizon, tandis que les vagues rythment le voyage en pirogue. C’est un périple rempli de défis et de beauté naturelle, où chaque kilomètre parcouru raconte une histoire unique de courage et de détermination.

Je pars, mon cœur ne supporte plus de revenir dans cette injustice et misère.

Alors ce soir je m’en vais sur le chemin de l’Atlantique.

Je pars dans le doute de perdre ma vie. L’Atlantique peut être très dangereux et les conditions maritimes peuvent changer rapidement et rendre la navigation difficile.

Je pars et ne saurais te dire quand je reviendrai…

Ne m’attends pas pour déjeuner ou dîner, car à vrai dire, je ne sais si je reviendrai vivant.

Je pars, très loin de cette injustice. En voulant être juste sans tomber dans l’injustice. Je me retrouve sans papier et c’est pas juste. Vouloir fuir l’injustice me met dans une situation injuste.

Je pars pour me refaire.

Je sais pas si je peux le faire.

Je pars pour une transformation pour le faire. Je pars et je tombe dans un transfert.

Je pars pour devenir un infirmier exemplaire mais, je sais pas si on va me payer mon salaire. Je pars pour ensuite me retrouver dans un autre hémisphère.

Je pars en avion comme les pigeons en l’air. Je pars pour ne jamais revenir. Je sais pas quand est ce que je vais revenir. Je pars pour construire mon avenir.

Je sais pas quand cette aventure va finir. Je pars et je tombe dans une vie sans savoir si je vais m’en sortir. Je pars.

Auteur : Boubacar, 18 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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