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Après avoir formé ses élèves aux premiers secours, Geffrey a voulu en faire plus ! Il s’est engagé à la Croix-Rouge pour mettre ses compétences au service de la société.

Former la population aux premiers soins

Je me suis inscrit comme volontaire à la Croix-Rouge avec un objectif bien précis, former mes élèves de primaire aux premiers secours. Ancien enseignant, je trouvais pertinent que mes élèves soient formé·e·s aux premiers secours, comme je l’étais après mon BEPS (Brevet Européen des Premiers Secours). Après quelques jours de formation, me voilà prêt à former mes élèves grâce à la Croix-Rouge Jeunesse. Une fois que cela fut fait … je restais sur ma faim. J’avais envie d’aller plus loin dans la matière, d’approfondir la thématique des premiers secours et pas uniquement avec ma classe. Je me suis alors posé la question : « Comment mettre mes compétences au service de la société ? » J’ai donc décidé de continuer mon parcours de formation à la Croix-Rouge et je suis devenu formateur Premiers Secours.

Plusieurs fois par an, je dispense une formation BEPS, une formation Secourisme ou encore une formation en réanimation pédiatrique. La différence avec mes élèves est flagrante. Les candidat·e·s, peu importe leur âge, se sont inscrit·e·s à la formation de leur propre chef. Elles et ils ont le désir d’apprendre à pouvoir réagir, apprendre à poser les bons gestes, apprendre à sauver des vies. Tou·te·s les candidat·e·s apprennent quelque chose. Que ce soit un seul élément ou une multitude d’informations, tout le monde en ressort toujours grandi.

Des candidat·e·s différent·e·s, des expériences enrichissantes

Les formations premiers secours sont accessibles à partir de 12 ans. Certains ont plus d’expériences que d’autres mais tout le monde a déjà vécu une situation d’accident. Tou·te·s les candidat·e·s ont un vécu différent. Tout le monde a toujours une anecdote à raconter sur chaque thème abordé. Ces échanges permettent de construire la formation et ne pas se centrer uniquement sur les compétences du formateur. Lors des mises en situation, rares sont celles ou eux qui les réussissent parfaitement dès le premier essai. Chacun·e réagit avec ses émotions, son savoir et ses compétences. J’aime animer et ensuite débriefer de ses mises en situation. Chacun·e ose alors poser plein de questions afin d’en savoir plus, de mieux comprendre. Ensemble, nous avons ainsi échangé et construit la situation idéale afin que si celle-ci devait se produire, chacun·e puisse réagir de la façon la plus adéquate possible en tenant compte de ses capacités. Je me souviens lors de la technique de la réanimation (avant le Covid), une candidate avait insufflé dans le mannequin et son chewing-gum est tombé dans la bouche de celui-ci, empêchant les insufflations. Je ne l’aurais jamais dit en temps normal, mais grâce à elle, on a compris l’importance de ne pas chiquer durant une réanimation.

Une formation, des candidats mais un seul groupe

S’inscrire à une formation Croix-Rouge, c’est avant tout faire des rencontres. Je ne suis pas uniquement avec un seul candidat, je suis avec un groupe entier. Que la formation se donne en 2 jours complets ou en plusieurs demi-jours, une relation se crée entre les candidats mais entre nous également. Une complicité s’installe, le contenu s’accompagne de petites blagues détendant l’atmosphère. Il n’est pas rare qu’à la fin de la formation BEPS, les candidat·e·s me demandent quand est-ce que je donne la formation suivante, afin qu’ils et elles s’inscrivent ensemble pour continuer leur parcours de formation avec la Croix-Rouge. Et cette complicité je la retrouve encore plus à la fin de la formation Secourisme. Les candidat·e·s sont tou·te·s uni·e·s pour réussir l’épreuve du jury. Chacun·e attend que tout le monde réussisse avant de partir. Parfois, la complicité qui se crée dépasse les 15 heures de la formation BEPS. Je me souviens que les candidat·e·s ont proposé d’aller au restaurant. On s’est donc retrouvé·e·s le soir pour partager un repas comme des ami·e·s de longue date. La surprise fut totale quand elles et ils ont refusé que je paie et que tou·te·s s’étaient concerté·e·s en catimini pour m’offrir le resto. La soirée a continué en terrasse encore quelques heures à discuter autour d’un café. Quinze inconnus qui ne se connaissent pas mais durant un instant, la formation Croix-Rouge a permis de créer des liens.

Salarié et toujours volontaire

Huit ans plus tard, je n’enseigne plus à mes élèves les premiers soins, je suis devenu salarié à la Croix-Rouge Jeunesse. Malgré ma semaine de travail à la Croix-Rouge, je continue de rester volontaire dans la formation. La formation d’adultes est complémentaire à mon travail tant au niveau méthodologique que pédagogique. De plus, former des adultes aux premiers soins m’apporte beaucoup de reconnaissance car, un jour, on sera confronté·e à une situation d’accident. J’espère que grâce aux formations de la Croix-Rouge, chacun·e pourra poser le geste de premier secours adéquat et qu’ensemble, nous pourrons agir pour une humanité plus solidaire.

Auteur : Geffrey, 29 ans, Ecaussines

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R

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