L’école m’apprend à accepter les moqueries, car, d’après les élèves, leurs blagues servent à me forger et à me donner le déclic pour changer. Et, au début, je pensais que c’était juste de l’humour et donc je rigolais avec et j’ai laissé leurs remarques entrer dans ma tête, imprégner ma peau. J’ai beau la gratter, la faire saigner, mais ça n’efface pas ce que tout le monde pense de moi.
J’aurais aimé revenir en arrière et changer ma réaction due à leurs moqueries, car, par ma faute, j’ai laissé s’installer une routine où je suis obligée d’assimiler leurs blagues et d’y sourire. J’aurais aimé ne pas penser que ça allait être différent cette fois. Si je n’avais pas mis d’espoir dans cette école, j’aurais moins été brisée dès le début. Je pense que j’ai beau me plaindre, mais je ne devrais m’en prendre qu’à moi-même.
Les moqueries, ça ne blesse pas juste. Ça tue une personne et l’amour qu’elle éprouve pour elle-même.
Auteure : Hannah, 14 ans, Bruxelles
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

