Ma judéité à moi, en tant que juive ashkénaze, descendant·e de survivants de la Shoah, c’est celle de la mémoire d’un génocide. C’est une identité faite de non-dits, de silence et de traumas intergénérationnels.
Ma judéité, c’est celle de la lutte contre la violence et la déshumanisation.
Être juif·ve, pour moi, c’est se battre contre les génocides actuels. Se battre pour le Soudan, le Congo, la Palestine. C’est aller manifester pour soutenir les victimes, leur donner de l’argent et boycotter des entreprises qui soutiennent des Etats comme Israël, illégitimes et génocidaires. Mon identité juive me pousse toujours à être du côté des victimes.
C’est aussi la tristesse infinie de voir ma culture, mon héritage et ma religion être utilisés pour justifier l’occupation illégale d’un territoire. La peur qu’on instrumentalise l’antisémitisme pour nous défendre alors que c’est juste une façon de défendre l’extrême droite et les idées islamophobes.
Être juif·ve, c’est devoir le redire encore et encore : « Plus jamais ça », et que cette phrase s’applique à toutes les victimes.
Auteur/e : Sigi, 19 ans, Bruxelles
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

