« Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout », Victor Hugo.

Lorsque l’on commence à réfléchir à notre vie, à qui nous sommes, au monde qui nous entoure, on en arrive inéluctablement à la conclusion que nous ne sommes que poussière. Cette idée peut nous terroriser et nous faire rentrer dans une grande déprime.

Mais une fois que nous nous sommes morfondus dans cette évidence, il est important de pouvoir s’en détacher et de se rendre compte que bien que nous soyons qu’un grain de sable dans l’univers, ce grain de sable peut contenir monts et merveilles. Nous sommes tout petits face à l’immensité du monde, mais nous pouvons grandir et nous remplir de ce monde en question !

Je ne suis rien, je le sais, mais je compose mon rien avec un petit morceau de tout. Je suis une fille qui grandit, qui apprend, qui voyage. Je me remplis de mes rencontres, des paysages, des chansons. Je vagabonde dans l’univers et jour après jour, je deviens qui je dois être.

Peu importe qu’il puisse exister bien plus grand que moi ou bien plus petit. Peu importe que le monde soit absurde, que je ne me sente pas légitime ou que je ne comprenne pas le sens de l’existence. Car, au final, je suis là, je vis et je me construis. Disons même que je suis peut-être un peu plus que rien. Car  « rien », c’est vachement vide, quand même. Arrêtons d’être si durs avec nous-mêmes, empêchons-nous de nous morfondre dans des réflexions sans réponse. Concentrons-nous sur le tout, sur la chance énorme que nous avons de vivre. Nous avons un corps et un esprit ! Nous sommes beaucoup de choses. Enlevons cette idée que nous ne sommes rien, car dès lors que l’on nait, nous sommes. Dès lors que nous sommes et que nous prenons la décision de s’ouvrir à ce qui nous entoure, nous devenons bien plus que ce que nous croyons être.

Auteure : Eloïse, 21 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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