Les relations amicales et amoureuses m’ont beaucoup appris car j’en ai vécu des bonnes comme des très mauvaises.

Par exemple, la relation avec ma meilleure amie m’a appris que même si on ne se voyait pas souvent, on s’aimerait toujours car la relation que j’ai avec elle est la plus importante à mes yeux. Elle est la personne qui arrive à me redonner le sourire et même à me faire rire dans les pires situations. Je la considère comme ma sœur et je ne veux jamais la perdre.  

En revanche, ma dernière relation amoureuse, elle, n’était pas aussi rare. Pendant 1 an et demi, je me suis laissée faire, laisée manipuler, je l’ai crue quand elle mentait, je lui ai pardonné l’impardonnable, je l’ai aimé même si elle me faisait plus de mal qu’autre chose. Tous mes proches me conseillaient de rompre mais je me voilais totalement la face, je me disais que ça allait passer, que ce n’était qu’une passe.

Puis un jour, j’ai vraiment compris que ce n’était pas sain du tout et ça me détruisait. Alors j’ai mis fin à tout ça. Maintenant je m’en rends bien compte et je m’en veux de ne pas l’avoir remarqué. Sans elle, je me sens tellement mieux, tellement soulagée de ne plus devoir supporter ce poids que j’avais sur les épaules, de toujours me demander comment elle allait réagir ou dire par rapport à ce que je faisais ou disais alors qu’elle ne s’en préoccupait pas même un petit peu.

Alors cette relation m’a appris à ne plus me laisser être dépendante, car oui je faisais, clairement, de la dépendance affective. Elle m’a appris aussi à être aimée à ma juste valeur et m’a appris aussi à savoir dire stop quand quelque chose ne me plait pas ou plus. Elle m’a fait beaucoup de mal mais m’a endurci.  

Auteure : Eva, 16 ans, Liège 

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

J’ai toujours cru en notre génération

J’ai toujours cru en notre génération. Dans le monde actuel, nous sommes la génération la plus critiquée. Les plus âgés nous décrivent comme « flemmards », « pas responsables », comme « des assistés...

La nuit étoilée ; la vérité

C’est dans l’ombre du ciel que l’origine de l’être humain se décide et met à nu, il se dévoile et sa nature se dessine. C’est sous les étoiles que l’humain rêve et garde espoir au lendemain. C’est...

La douceur

La douceur est pour moi en lien avec l’affection. Je pense d’abord à celle qu’une mère est censée donner à son enfant, donner de la rassurance, la paisibilité, du repos, de l’amour. Une fois...

S’informer, c’est apprendre

Scan-R rencontre, parfois, des jeunes pour parler médias : qu'est-ce qu'un média ? Comment fonctionne-il ? Quel est le rôle d'un journaliste ? A quoi doit-on être attentif·ve face aux différentes...

Un cœur dans le siècle

Si j’étais une œuvre d’art, je serais L’Attrape-cœurs de Salinger. Je serais ce môme de 16 ans que tout le monde rejette, qui n’arrive pas à rentrer dans les cases. Pas par mauvaise volonté –...

En chemin

Que dire ? Ce n’est pas facile de parler de soi... De se décrire, d’exprimer des choses qui nous appartiennent au plus profond de soi... Cela dit, c’est un exercice d’écoute de soi-même dans ses...

Le viol, une arme de guerre

On devrait être mieux renseigné sur ce qui se passe au Congo , la guerre. Ce n’est pas une simple guerre. En plus de savoir que les victimes sont des enfants, bébés ou familles, elle est aussi, et...

Le temps à prendre

J’aimerais avoir le temps de prendre le temps. Pourquoi ? Je trouve que, dans notre chère société actuelle, on ne prend plus le temps de rien, on fait tout vite, sans forcément faire attention aux...

Soli taire

Aujourd’hui je suis en IPPJ Mais la seule chose que j’attends c’est le jour J Un mal-être insignifiant Qui malheureusement persiste dans le temps Ces idées noires toujours là Maman est là Mais papa...

Des lois pour toi, épisode 2

Scan-R anime, parfois, dans des écoles, pour présenter le journalisme actuel. Durant ces ateliers, nous demandons aux jeunes d’inventer des lois. Dans quel but ? Améliorer le quotidien des Belges....