En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une revue.
Durant toute ma vie, j’ai dû apprendre à vivre avec l’abandon. Au début, je vivais avec l’insouciance d’un enfant bordé par l’amour et la tendresse.
Puis vint cette période tant redoutée, la perte de l’insouciance : l’adolescence. À mes 16 ans, j’ai eu la chance de partir en Inde retrouver mes réponses. L’abandon prend forme et se conscientise dans mon esprit.
Ce voyage vers le domaine du sacré m’a bouleversé, tant par ses réponses que par la formation consciente de l’abandon.
De retour dans notre plat pays, j’eus un changement radical de posture face au monde qui m’entoure. L’adolescence fut très compliquée.
Pourquoi ? Ma réponse reste inachevée mais les premières pistes sont :
– Le besoin d’être aimé.
– L’abandon m’a mis dans des mécanismes psychosociaux que j’aurais pu éviter.
– Ce besoin de m’affranchir de l’abandon porte vers la liberté et la paix intérieure.
Le conseil que j’aimerais donner : « N’ayez pas peur ! Posez des questions à vos parents adoptifs ».
Un avertissement : « Restez vous-mêmes ! ».
Et un message d’espoir : « C’est une chance d’être adopté ».
Auteur : Neil, 37 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

