On en raconte des choses sur la vie étudiante. Je ne dirai pas que tout est faux, mais en même temps tout n’est pas vrai.
C’est deux faits peuvent coexister. La pire bêtise qu’on autorise cependant, c’est celle-ci : “Ce sont les cours le plus dur”. Je ne sais pas. Je ne pense pas. Les cours, c’est fascinant, si fatiguant.
Le plus dur, ce sont les allers-retours. Une heure dans chaque sens.
Le plus dur, c’est le changement. Plus rien, ni personne de familier, nulle part. C’est rude. C’est rude, d’être si tard dans l’année et de regarder les autres s’amuser, en ayant l’impression d’être une petite barque tranquille sur la dérive, s’éloignant toujours plus alors que l’équipage du navire, lui, se resserre.
Faut voir le bon… non, l’autre côté des choses. Ca pousse l’introspection. J’aime bien courir, je lis plein de livres mais pas ceux qu’on entend. Je les regarde s’éloigner et j’attends, j’imagine. Je dérive. Loin. A la fois trop et pas assez. En décalé.
Le plus dur, c’est l’attente.
Le plus dur, ce sont les attentes.
Auteure : Clémence, 20 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

