Peur de la différence

Peur de la différence

« Les gens ont peur de ce qui est différent, qui ne rentre pas dans la norme ».

Personnellement, je suis en accord avec la phrase ci-dessus. Que la différence soit portée par nous ou par les autres, celle-ci sera susceptible de provoquer des questionnements, jugements ou des rejets vis-à-vis de ceux qui la portent.

La différence est souvent le symbole de ce qu’on ne connaît pas, de ce qu’on ne comprend pas ou de ce qu’on n’accepte pas. Or, ces trois notions sortent les gens de leur zone de confort lorsque ceux-ci y sont confrontés. C’est pourquoi ils peuvent en avoir peur.

Rappelons que les hommes sont de nature sociable et ont donc depuis toujours formé des groupes. Plus il y a de points communs au sein du groupe, plus le noyau de ce groupe est soudé. Ce sont donc ces points communs qui forment la norme du groupe.

Ainsi, lorsque quelqu’un s’éloigne de la norme due à sa différence, la cohésion du groupe avec celui-ci est diminuée. Par conséquent, ceux qui ne rentrent pas dans la norme risque le rejet.

Auteur : Anonyme, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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Masque et carapace

Masque et carapace

J’ai toujours eu peur d’être rejeté, en étant moi-même. Je me suis principalement construit en portant un masque, une carapace qui dissimule mes émotions, mes ressentis, mes besoins ; bref qui je suis. Il est plus facile d’accepter d’être rejeté avec le masque que l’on porte, plutôt que pour la personne qu’on est vraiment, c’est beaucoup moins blessant et douloureux. Cette carapace m’a longtemps protégé pendant mon enfance et adolescence. Elle peut encore m’aider aujourd’hui, mais m’handicape plus qu’autre chose.

J’ai de grandes lacunes en communication. Cela m’empêche d’interagir de manière optimale avec les autres. Avoir de grandes difficultés dans ce domaine rend alors la création de liens sociaux compliquée, ce qui entraîne une perte de confiance en soi, voire une isolation, loin du monde extérieur.

Ce manque de contact social renforce alors la peur d’être rejeté car peu de gens arrivent à voir au travers du masque ou de la carapace. Ou n’ont simplement pas l’énergie pour briser ces mécanisme de défense, dans le seul but d’interagir avec une autre personne. Il faut donc en permanence dépenser de l’énergie à combattre ses propres défenses, sans se blesser seul.

Auteur : Eden, 23 ans, Liège

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