Bouddhisme : pourquoi jouit-il d’une popularité en Occident ?
Le bouddhisme a connu un certain succès suite à l’exil du peuple tibétain et par la présence dans les médias de leur chef spirituel de Daïla Lama. En quelques décennies, tous les Occidentaux ont appris à connaitre le bouddhisme, les petits Bouddha souriants qui trônaient dans les restaurants asiatiques sont devenus nos nains de jardins, le Siddharta avec sa couronne d’escargot est encadré dans les salons d’esthétique ou en bibelot dans nos pièces de vie. Les regarder doit avoir quelque chose d’apaisant, il faut dire que c’est moins glauque que notre bon vieux Jésus rachitique, sanguinolant, les poignets perforés sur sa croix.
Si j’ai bien entendu l’info à la radio, le bouddhisme est même reconnu en Belgique comme une religion à part entière. Je ne sais pas exactement ce que ça change, peut-être le droit à une protection et des subsides ? Enfin bon, même avant sa reconnaissance, cela fait 50 ans qu’ouvrent des centres bouddhistes en Belgique, et même des mouvements sectaires inspirés ou s’auto proclamant bouddhiste. C’est que l’idée générale transmises par les bouddhistes est sympa : vivre comme un être éveillé et en paix, sans problème et, s’il y’en a, il ne nous perturberait plus mais glisserait sur nous à la façon d’un surfeur sur les vagues.
Dans la course au bonheur que vit la société occidentale, le message passe bien et le bouddhisme, comme le yoga et autres traditions d’Orient, souvent édulcorés de promesses de bien-être, d’amélioration de soi (ou de ses performances) fait écho à beaucoup d’individus.
Donc, l’idée que les gens se font du bouddhisme est généralement positive, bien perçue, merci au Daila Lama… d’autres courants religieux ne jouissent pas du tout du même engouement ! Mais le bouddhisme, au-delà de sa côte de popularité, c’est avant tout un enseignement important, basé sur une pratique régulière d’observation de l’esprit. Prendre le temps de s’y intéresser, sans développer de croyances folkloriques, spirituelles, ni viser la performance, la paix, l’amélioration de soi-même, c’est un sacré chemin, le chemin octuple. Si ça ne vous dit rien, alors, achetez un nouveau nain de jardin ou… un bouquin.
Auteure : Carole, 39 ans, Charleroi
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

