Dans la vie quotidienne, pour les étudiants, surtout ceux qui sont fauchés, les pâtes font partie de leur monde. Etant peu chères et conservables, elles permettent de tenir bon. Au moins, une fois par semaine, mes pieds me guident vers Nour, ce petit restaurant en face de l’école, pour y manger ces délicieuses merveilles : les pâtes poulet, crème, champignons. Quel délice. S’en passer m’est déjà arrivé mais c’est dur.
Pourquoi me dira-t-on ? Et bien, c’est simple, les pâtes ne sont pas chères et bonnes.
En réalité, ayant vu plusieurs étudiants montrer leurs vies sur les réseaux, ça n’a pas toujours été facile avec la précarité. Entre études, conserves et pâtes, ils ont dû beaucoup endurer et certains endurent encore.
Tiens, à midi, j’irais bien m’en chercher mais non, j’ai une réunion pour un projet citoyen Oxfam. Quel plaisir de venir en aide à ceux dans le besoin. Sérieusement. Derrière ce texte, plutôt spécial, se cache une réalité frappante.
La prochaine fois que vous mangerez des pâtes, vous penserez peut-être à moi.
Auteure : Nana, 17 ans, Bruxelles
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

