Durant nos ateliers, il nous arrive de proposer aux jeunes d’écrire à propos de la notion de bonheur en leur posant cette question: « Le vrai bonheur c’est… ». Voici quelques réponses…

Le bonheur, par Melyna, 15 ans, Liège

Le vrai bonheur, c’est être bien entouré et de ne jamais avoir peur d’être soi-même, d’être aimé et de pouvoir aimer. Il faut profiter du moment présent car on ne sait jamais de quoi est fait demain. Et surtout profiter des bonnes personnes (le fait qu’elles soient toujours là) car un jour elles pourraient s’en aller et on regretterait ce qu’on a ou n’a pas fait. Il faut savoir apprécier chaque petit moment de bonheur pour moi. Il faut le gagner, il faut le mériter. Il rend les gens heureux et tu seras heureux pour moi c’est comme ça qu’on arrive à être heureux.

La santé avant tout, par Benoit, 27 ans, Liège

Pour moi le vrai bonheur c’est la santé, mais je suis conscient que d’autres personnes ne seront pas d’accord avec moi mais bon. Comme d’autres disent que c’est l’argent qui fait le bonheur, mais pour moi c’est la santé. Je pense que la santé fait partie de l’une des plus grandes richesses dans le monde.

Je m’adresse aussi à toute la jeunesse. Il faut penser prendre soin d’elle, car le futur sera fait par la jeunesse. Alors on doit intensifier les jeunes et leur faire savoir qu’ils devraient penser à leur santé avant tout. Car avec la santé, tout est possible.

Le vrai bonheur, c’est quelque chose d’impensable, par Yann, 18 ans, Liège

Il faut arrêter la quête du bonheur, le bonheur va et vient naturellement comme les mouvements des vagues sur la plage. Ce qui suit après le bonheur, c’est l’ennui, disait Arthur Schopenhauer. Car, ce qui nous manque nous désirons l’avoir et ce qu’on désire nous produit un bonheur. Mais à partir du moment où j’ai ce qui me manque, je ne le désire plus car je l’ai, ce n’est donc plus le bonheur car il n’y a plus de désir mais cela n’est pas du malheur, il n’y a plus de manque.

Ce n’est pas le bonheur, ce n’est pas le malheur, c’est ce que Schopenhauer appelle l’ennui. Le bonheur est donc pour moi impensable, tout n’est que va et vient de désir et d’ennui parfois ponctué de malheur. Il faut accepter les choses comme elles viennent et ne pas chercher ce culte de « vrai bonheur » qui serait une harmonie parfaite entre nous et le monde.

Le vrai bonheur, c’est de ne pas le chercher, par Axel, 16 ans, Liège

Comment être heureux ? Quelle grande question ! Osez me dire que ce n’est pas une question que vous ne vous êtes jamais posés.
Tout le monde cherche à être heureux, en tout cas, la majorité d’entre nous. Et pourtant, si je vous disais que vous n’y arriverez jamais ? Tout comme moi d’ailleurs. L’argent, la famille, la drogue, le sport,… est-ce là où est mon bonheur ? Est-ce dans l’excès de la pratique de ces activités que mon bonheur arrivera ?

On le cherche partout, il est quasiment palpable. Il est là, nous le savons, mais il est inatteignable. Et s’il attendait sagement, tapi dans l’ombre, que nous arrêtions de le chercher ? C’est mon idée. A courir après, on s’essouffle et il part. Et il jugera, au moment voulu, qu’il est temps qu’il vienne à nous.

Le vrai bonheur, c’est la santé, Anonyme

Pour moi le vrai bonheur, c’est la santé. Notre propre santé mais aussi celle de nos proches. Depuis qu’il y a des soucis de santé dans ma famille, j’ai bien remarqué que le niveau de mon bonheur a bien baissé. Quand on n’a pas la santé, la vie est bien plus compliquée.

Si tout le monde (dans ma famille) était de nouveau en bonne santé, je suis persuadée que je serais plus heureuse. Je pense qu’il faut apprendre à vivre même si la santé n’est pas au top : faire des choses qui nous procurent du bonheur et être avec des gens qui nous rendent heureux.

Auteur·e·s : Melyna, Benoit, Yann, Axel, Anonyme

Ces petits avis ont été écrits lors de différents ateliers Scan-R

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