J’ai toujours eu peur de l’échec dans ma vie. Et ce, depuis le jour où j’ai vu mon propre père mourir dans un hôpital par manque de soin. Il n’avait pas assez de moyens financiers pour payer ses soins. Je n’ai tellement pas supporté sa disparition que j’ai décidé de quitter mon pays par voie illégale, en espérant avoir un avenir meilleur.

Ce n’était pas facile de traverser le désert et la Méditerranée. J’ai vu mes amis mourir. Je n’ai rien pu faire pour eux. Par la grâce de Dieu, je suis arrivé en Europe. Quand j’ai quitté l’Afrique, mon rêve était d’arriver en Europe et d’approfondir mon métier (cariste ou carreleur).
Malheureusement, une fois arrivé en Europe, on nous torture avec les papiers et nous sommes logés dans des conditions vraiment difficiles. Au départ, nous étions à S*** à cause de la mauvaise gérance des migrants. F*** a repris le Centre où nous logions. On se disait que les choses allaient aller un peu mieux. Mais c’était vraiment le calvaire qui commençait. Avec cette organe, même ta santé n’est pas assurée. Peu importe ton problème, leurs membres vont te donner du paracétamol. Cela n’améliore pas la santé des migrants. Ils sont très mal traités, ici en Belgique.

Je prie vraiment pour que le gouvernement belge revoit notre situation. Le plus dur, c’est le fait de recevoir une carte orange, en annonçant qu’on a accès au travail et qu’après, dans 5 ans, on te demande de quitter le territoire. Sans te rembourser les impôts payés chacune des 5 années. Moi, je trouve cela très injuste.

Auteur : Anonyme, Verviers

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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