J’ai toujours eu peur du rien. Du rien scientifique ou du rien émotionnel.

Le fait que rien ne peut exister mais que l’absence absolue puisse être ravivée. Qu’il n’y ait rien du tout car un jour, il n’y aura plus rien du tout. Le soleil va s’éteindre, notre galaxie puis l’univers et au final il n’y aura rien donc aucun sens et aucunes histoires, aucuns souvenirs, aucuns vécus. Personne ne respira car personne n’aura jamais existé. Et le présent n’existera pas.

Qui nous sommes, le qui nous sommes et les mots n’existeront pas. Les choses existent car on les vit et qu’on s’en rappelle mais vu qu’il n’y aura rien, on ne sera rien et rien ne sera. Car rien n’existe dans le vide, encore une fois tout ne sera qu’une absence absolue. Si tout ce qu’on vit n’existe pas, rien existe. Bref cette absence absolue me fait peur et donc la mort aussi car elle signifie l’infini rien.

La dépression fait que ce rien qui existe autour, qui est un concept non personnel mais collectif et inévitable, est appliqué à moi-même. Les connexions cérébrales sont cassées, les hormones et réactions chimiques inexistantes et au final mon cerveau pourrit à cause de lui-même. Je ne ressens rien et ne fait rien. Donc il n’y a rien et je ne suis rien. Les anti-dépresseurs aident mais au final je ne suis plus humaine, juste un corps qui est présent mais inexistant et je ne comprends plus rien à rien. Tout est faux car rien n’est naturel, je suis comme téléguidée, j’ai l’impression d’être une alien qui doit apprendre à se comporter comme un humain.

Auteure : Alice, 21 ans, Namur

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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