On vit dans un drôle de monde dans lequel beaucoup préfèrent voir deux hommes se battre plutôt que voir deux hommes qui s’embrassent.

Cette phrase m’interpelle. Oui, j’aime les hommes. Quelle différence ? Je ne sais pas.

Pour certains, je ne suis victime que d’une construction sociale, influencée par la propagande dite « Lgbt ». Pour d’autres, je suis le résultat d’une erreur que la nature aurait commise. Mais quoiqu’ils puissent penser, je suis d’abord et avant tout moi-même.

Mais à quel prix ? Celui de la liberté ? Dans de nombreux pays, le simple fait d’aimer une personne du même sexe vous envoie par la case prison, voir même dans certains cas à l’élimination du plateau, autrement dit la mort. Comme si j’avais triché en enfreignant les règles fixées par les maîtres du jeu.

Celui de la sûreté ? Montrer cette orientation, rien qu’un peu, vous expose à des risques d’agressions, d’insultes et de moqueries. On voit même des groupes homophobes s’attaquer aux prides prônant la fin de l’endoctrinement de leurs enfants, qui d’après eux, subiraient une influence venant de ces «gens-là ».

Celui de l’existence ? Pour certains, « ils » devraient se cacher, ne pas le montrer ou encore le « guérir ». Pour eux, pour leur idéal et pour leurs envies de monde pur, l’idée que leur enfant « devienne » un jour membre de cette secte wokiste les horrifient.

Alors oui, je refuse. Je refuse de subir cette haine et cette souffrance. Je refuse d’attendre qu’un gouvernement plus qu’incompétent daigne à se bouger un peu. Je refuse que les enfants soient harcelés à cause de ça. Je refuse que l’on ne puisse pas aimer.

« En France, une mère fait boire de la javel à son fils parce qu’il est gay »

Vivre sans peur,
Être sans déranger,
Aimer sans avoir honte,
C’est tout ce que l’on vous demande.
Merci.

Auteur : Anonyme, Ecaussines

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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