A partir de quel moment peut-on considérer qu’un acte est un viol?

A partir du moment où une personne force une autre à avoir des relations sexuelles ou encore de se faire toucher sans avoir une confirmation de la volonté de l’acte.

Quelques infos intéressantes…

• 47% des Belges ont déjà vécu un viol
• 48% des jeunes ont été violées avant leur 19 ans
• 23% des jeunes pensent que les femmes aiment être forcées à avoir un rapport sexuel
• 1/3 des jeunes disent que si on ne dit pas explicitement ‘non’, ce n’est pas un viol
• 53% des viols sont classés sans suite lors d’une plainte
• 1/5 des femmes ont déjà été victimes de viol
• Selon l’âge lors du viol, la peine est augmentée ou diminuée

Quelles sont les répercussions ?

Au niveau du mental, il y a le stress post-traumatique (cauchemars, flashbacks, comportements d’évitement, hypervigilance), l’anxiété (peur, nervosité, hypersensibilité), la dépression (mauvaise humeur, auto-évaluation négative, difficulté à ressentir du plaisir sexuel), l’amnésie, les TOC, l’alimentation perturbée.

Physiquement, il peut y avoir des douleurs aigües, plaies, hématomes, perforations hyménales ; et il peut y avoir des IST ou même des MST sur le moment même de l’acte. Mais à long terme, il y a des maux de tête, de la fatigue intense, des douleurs chroniques, des troubles digestifs et gynécologiques, des palpitations.

Si je veux vous parler de ce sujet, c’est parce que je l’ai personnellement vécu. Une première fois lorsque j’avais 5 ans et une seconde fois quand j’avais 15 ans.

Je ne me souviens pas tout à fait pour la première fois car c’était il y a longtemps.

Malgré qu’il y ait 11 ans de différence entre maintenant et cet acte, il y a toujours des répercussions mentales. J’ai peur de croiser un homme dans la rue ; j’évite le contact physique avec les garçons et même pour réconforter un ami.

Lors du second acte, cela s’est passé quand j’étais en couple. Au début, je pensais qu’avoir des rapports sexuels que je ne souhaitais pas avoir était ma faute car je n’avais pas de libido.

En fait, c’était lui le problème. Il me forçait psychologiquement à faire l’amour (menaces de rupture, de me tromper,…). Au fil du temps, ‘me laisser faire’ me pesait sur la conscience. Je perdais confiance en moi ; je mentais à mes amis en disant que mon couple était génial et qu’il n’y avait pas de problème ; et je me dégoutais de moi-même car il avait une emprise mentale sur moi.

Je n’ai pas porté plainte car je sais que beaucoup de violeurs n’ont pas été condamnés et qu’il n’y avait pas de preuves concrètes pour prouver l’acte.

Mon enfer a duré 1 an avant que je ne trouve la force de le quitter.

J’encourage vivement toutes les victimes de viol à aller porter plainte le plus vite possible. Il ne faut pas avoir peur de dénoncer car ce violeur recommencera et fera d’autres victimes.

A écouter aussi en podcast ici

Auteure : Anne-Gaëlle, 16 ans, Tubize

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

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