J’ai longtemps cru que je faisais le bien, que j’agissais toujours en connaissance de cause. J’ai nourri l’illusion douce et réconfortante d’avoir raison, simplement parce que mon cœur était tourné vers le bien.

Mais quelle amère déception…

J’ai découvert que vouloir le bien d’autrui ne signifie pas nécessairement le lui offrir. Certains ne veulent pas d’aide, certains n’ont pas les mêmes envies que nous. Il en est même qui vivent sous des étoiles étrangères, avec des repères qui échappent à ma compréhension.

Et moi, j’en ai fait l’amère expérience.

En psychologie, on me qualifierait de Sauveur. Ce rôle fait partie du triangle dramatique de Karpman, qui décrit trois comportements : le Sauveur, la Victime, et le Persécuteur, des rôles qui s’inversent souvent.

J’ai aimé trois femmes. Trois femmes formidables, mais qui traversaient des situations de vie complexes… Instinctivement et sans en avoir pleinement conscience, j’ai voulu les sauver, leur prouver mon amour en les aidant.

Mais le Sauveur, tel un alchimiste maladroit, transforme parfois l’or en plomb : être un Sauveur mène presque inévitablement à une perte de responsabilités chez l’autre, à l’isolement, à la délégation systématique, et finit par transformer le Sauveur… en Persécuteur.

Quelle ironie, n’est-ce pas ?

Ces bonnes intentions qui se muent en chemins vers l’enfer.

Même si ma nature m’incitera toujours à vouloir aider les autres, je dois accepter que ce n’est pas toujours mon rôle, aussi difficile soit-il. La bonté n’est, après tout, qu’un référentiel propre à chacun.

N’oublions pas que Dieu permet les horreurs et que Lucifer… était, avant tout, un ange.

A écouter aussi en podcast ici

Auteur : Robin, 21 ans, Flémalle

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R.

Et d’autres récits

Sport & croyance

Je me sens bien quand je fais du sport. Car le sport fait passer le temps, t’améliore, tant physiquement que mentalement. Mentalement car le sport n’est pas que du physique mais du mental aussi....

L’adoption pour les nuls

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Voir le Soleil et garder le cap

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler du Soleil. Cette grosse boule lumineuse qui réchauffe notre planète. Ce grand rond lumineux qui influence mes humeurs. Qu’est-ce que je suis heureuse quand...

LES PETITS AVIS, EPISODE 154

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Nés pour vivre

Nous, la Belgique, ne devrions jamais envoyer nos enfants risquer leur vie pour tuer d’autres êtres humains. Nous voulons une seule chose : vivre en paix.Personne ne devrait dire à un autre comment...

Mes derniers instants

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n’est pas question de réfléchir ! Une jeune décrit son dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant les règles d’un jeu, l’écriture...

Construction de soi

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Education présente et future

En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une...

Tristesse…

Je me sens bien quand j’écris des trucs tristes. Quand tu es honnête, on te ment. Quand tu aimes, on te largue. Quand tu es fidèle, on te blesse. Je pensais que c’étaient tes paroles qui me feraient...

Au dernier jour

Scan-R propose diverses activités aux 12-30 ans. Cette fois, il n'est pas question de réfléchir ! Les jeunes définissent ce qu'ils·elles feraient leur dernier jour sur Terre. Comment ? En respectant...