« Ça ira mieux demain » part d’un principe que le temps a une influence sur les problèmes que l’on peut ressentir et que c’est la chose la plus importante. A la place de se figer dans les causes et les effets des problèmes, afin de comprendre nos ressentis mais aussi des façons de traiter ce problème, on déplace tout le problème à un futur plus ou moins lointain qui fait en sorte que notre présent n’a pas d’importance car le futur est meilleur, comme si nos avis sur l’instant n’avaient aucune importance.

De plus, cela est pratique de remettre le problème à demain car cela fait en sorte que la personne n’ose pas exprimer ce qu’elle peut ressentir car l’instant n’a pas de valeur. Cela peut donner une excuse parfaite afin de ne pas vouloir écouter l’autre parce que son opinion n’a pas assez « murie ». Cela fait en sorte de renforcer le stéréotype de l’adulte plus vieux omniscient qui sait mieux que tout le monde ce que c’est que d’avoir un problème et de le traiter. Ça laisse la personne qui subit ce problème seule à son compte… à la place de vouloir aider, on enfonce.

Néanmoins, je suis d’accord pour dire qu’un souvenir qui devient vieux, et qui s’est comme ancré en nous, est plus stable et a des qualités propres. Rappeler que prendre le temps avec ses problèmes peut nous aider à y voir plus, croire et avoir d’autres angles afin de les comprendre et de nous soigner.
Le temps nous aide donc à nous consolider, à comprendre nos divergences avec ce que nous étions dans le passé. Mais un problème a besoin d’être écouté. La personne ayant un problème en a besoin et il ne faut pas minimiser l’instant.

Auteur : JC, 19 ans, Liège

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R.

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