Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société.

Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance sans trop réfléchir, où l’on partage pour aller vite, pour exister, pour ne pas être en retard sur le monde car nous vivons dans un monde où tout va vite.

La fake news, c’est une histoire qui séduit parce qu’elle rassure, même quand elle détruit des vies ou même des familles. Elle sait exactement où appuyer : là où ça fait mal, là où ça brûle, là où ça manque de réponses et là où les plus crédules, même les moins, le croient. Elle ne cherche pas à convaincre, elle cherche à troubler. Elle ne cherche pas à informer, elle cherche à diviser. Et dans une société déjà fatiguée, déjà inquiète, déjà saturée de bruit, elle trouve un terrain facile. Elle pousse comme une mauvaise herbe dans un jardin qu’on n’a plus le temps d’entretenir. Elle s’introduit dans les conversations, elle transforme les débats familiaux en champs de bataille.

Ce qui me frappe, c’est que la fake news n’a pas besoin d’être crédible pour être dangereuse. Elle a juste besoin d’être plausible. Elle a juste besoin de tomber au bon moment, dans le bon cœur, dans la bonne fatigue. Elle a juste besoin que quelqu’un, quelque part, décide de ne pas vérifier. Et moi, face à elle, je me sens parfois minuscule. Comme une veilleuse dans une pièce trop grande, trop sombre, trop bruyante. Mais une veilleuse, même petite, éclaire. Elle ne chasse pas l’ombre, mais elle empêche l’obscurité totale.

Lutter contre les fake news, ce n’est pas jouer les héros. Parce qu’au fond, la vérité n’a rien de spectaculaire. Elle avance doucement, elle se construit patiemment, elle demande du temps, de l’écoute et de la nuance.

Pour moi, une fake news est l’adversaire numéro un de la société, parce qu’elle attaque ce qui nous relie : notre capacité à croire ensemble, à comprendre ensemble, à avancer ensemble. Elle ne détruit pas seulement les murs, elle détruit les ponts. Les fakes news sont un fléau dans notre société et je me battrai jusqu’à la fin pour prôner la vérité !

Auteure : Joudia, 18 ans, Liège

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

La nouvelle éducation d’être soi-même

Voici la définition du mot « ÉDUQUER » de Larousse : « Former quelqu’un en développant et en épanouissant sa personnalité, développer chez quelqu’un/un groupe certaines aptitudes, certaines...

LES PETITS AVIS, EPISODE 149

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

La Fake News

Les Fake News sont-elles toujours là pour une bonne ou une mauvaise raison ? Car, tout comme les mots, elles peuvent vite se transformer en arme. Il suffit d’être un peu naïf pour tomber dans le...

Fâchée mais pas facho

Se faire passer avant les autres, aussi égocentrée qu’égocentrique parce qu’ils ne ressentent que leur douleur, ils pensent que les autres ne souffrent pas, ils les oublient, les réduisent à un cri,...

Les moqueries

L’école m’apprend à accepter les moqueries, car, d’après les élèves, leurs blagues servent à me forger et à me donner le déclic pour changer. Et, au début, je pensais que c’était juste de l’humour...

Si proche et si loin

On est si proches et pourtant si loin, c’est littéralement la fable du hérisson.Je vous aime mais plus je me rapproche de vous et plus votre amour me transperce le cœur. Pour certain.es la famille...

LES PETITS AVIS, EPISODE 148

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Le stress des études

En vrai les études, c’est du stress, celui des profs, des examens, de la finançabilité. Puis, il faut gérer le kot, les colocs et payer son loyer. Je garderai toujours en tête les moments de fêtes,...

Connexion

“Ouuh connecte-toi à ton enfant intérieur, ouuh”. Mon enfant intérieur, elle n’a pas les mains pleines de terre, des fourmis dans les poches, et elle râle parce qu’on ne comprend jamais ce qu’elle...

Au-delà de la paresse

L’écologie vise à anéantir la logique du moindre effort. L’être humain est paresseux. Lorsqu’il ne connait pas ou ne comprend pas quelque chose, il fuit. Non par peur mais par manque d’envie de se...