Majorité à peine dépassée, je sentis le besoin de trouver ma place et ma manière de lutter efficacement contre ce monde pourri.
Ma ville regorge de trésors abandonnés, je capte assez vite le nombre élevé de lieux vides et m’en étonne chaque jour un peu plus vu le nombre croissant sans cesse de personnes à la rue. C’est alors que je commence à faire des listes reprenant les adresses des bâtiments et autres renseignements possibles.
Puis un jour avec un ami, c’était décidé, nous avons ouvert notre première baraque et nous nous y installons. Afin de justifier notre occupation des lieux, nous avons réfléchi à un projet artistique rassemblant plusieurs personnes. C’est-à-dire repeindre la maison entièrement, sols et plafonds compris. Puis à terme de l’occupation, organiser une soirée expo,… afin de rendre le travail de tous visible par tous.

Le résultat final avait un effet immédiat. Dès l’entrée de la maison, vous n’aviez pas d’autres choix que d’être immergés dans l’univers coloré de chacun des acteurs du projet.

A la base, très simplement, on invitait des amis peindre la maison puis de fil en aiguille un rythme s’est ancré, ainsi qu’une dynamique assez positive.
De là, est venue l’idée de créer un collectif défendant le droit au logement, de créer un atelier par le biais de ce projet peinture.

Antre 2 Ponts naît alors. Le projet reste inchangé, seule la localisation diffère.
Effectivement, après expulsion, on rebondit ailleurs. Nous avons retapé une dizaine de maisons comme ça. Pas toutes abouties, avec des hauts et des bas, avec des peines et des joies. Mais c’est dans mes squats que certaines galeries sont venues me chercher. Plusieurs opportunités pour chacun de nous. Depuis 2017, Antre 2 Ponts existe et évolue. Je réfléchis sans cesse à comment le concrétiser officiellement, ASBL ou pas ?

Auteure : Elora, 25 ans, Bruxelles

CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

Et d’autres récits

Des lois pour toi, épisode 1

Scan-R anime, parfois, dans des écoles, pour présenter le journalisme actuel. Durant ces ateliers, nous demandons aux jeunes d’inventer des lois. Dans quel but ? Améliorer le quotidien des Belges....

Des réalités bien différentes

Pour moi, on devrait être mieux renseigné sur les réalités animalières et sur les populations vivant une réalité bien différente de la nôtre. Car en tant qu’humain, je trouve que nous devrions être...

Oh, ma belle Turquie

Tout le monde parle de cette belle Turquie, rejoignant l’Asie et l’Europe, avec de beaux paysages dignes de photos Pinterest, où encore du peuple extrêmement accueillant envers les touristes. Mais,...

L’amour est-il indispensable pour une vie ?

L’amour est un sentiment d’existence, chaque humain a besoin de sa source d’amour. Bien sûr, nous recevons et donnons un amour différent à chaque personne. L’amour que nous donnons à nos parents ne...

Reflet

Le plus dur au quotidien pour moi, c'est de vivre avec moi-même et les autres.C'est être bombardée de regards et de critiques, les compliments et les médisances, l'amour et la violence. Entre mes...

LES PETITS AVIS, EPISODE 141

Dès le départ, Scan-R essaye de valoriser la parole de chacune et de chacun ! Parmi les textes que nous recevons, certains sont trop brefs pour faire l’objet d’un post, nous les rassemblons donc...

Les mystères autour des dirigeants de ce monde

J’ai toujours cru que les dirigeants de ce monde étaient des sectaires et que nous sommes leurs moutons. Cette phrase montre bien à quel point les peuples sont ignorants sur les personnes qui...

Pourquoi est-il difficile de croire aux infos des médias ?

J’ai toujours cru à la corruption de certains médias car, pour moi, les plus gros médias sont payés par les plus riches afin de divulguer certaines informations ou non. C’est pour cela qu’il est...

L’essence du journalisme

Si je dirigeais un media, je veillerais au bien-être de mes journalistes. Cette notion de bien-être peut paraitre élémentaire. On l’entend martelée à tout va dans notre société. Est-ce authentique...

C’est quoi la judéité d’aujourd’hui ?

Ma judéité à moi, en tant que juive ashkénaze, descendant·e de survivants de la Shoah, c’est celle de la mémoire d’un génocide. C’est une identité faite de non-dits, de silence et de traumas...