En 2026, Scan-R organise des ateliers d’expressions pour des jeunes adopté·es, leurs proches ou les personnes connaissant la thématique. L’objectif final sera de retrouver leurs témoignages dans une revue.
Oui, j’ai une peur de l’abandon depuis tout petit, lié à l’adoption et pas que.
Depuis jeune enfant, je sais que j’ai l’impression que je dois faire beaucoup plus pour garder les gens près de moi. Comme si je n’étais pas assez. Comme si, juste ma présence ne suffisait pas.
Je me suis auto-saboté dans un tas de relations passées, amicales comme romantiques. Que ce soit en faisant tout pour que l’autre parte ou en partant, avant d’être blessé. Car même si je sais que cela n’est pas vrai, j’ai l’impression que les gens finiront toujours par partir, comme si les relations étaient une vie éphémère. Comme si j’étais cassé de l’intérieur.
Heureusement, cela va mieux qu’avant, mais des fois quand une blessure se rouvre, j’ai mal, j’ai peur. Peur de mourir seul. Peur de faire fuir ou de fuir ceux que j’aime. Une peur inconsciente que cet abandon que j’ai vécu, petit, revienne, me détruise, me définisse.
Auteur : Anonyme, 24 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

