Pour moi, une fake news, c’est l’adversaire numéro un de la société.
Parce qu’elle se glisse dans les méandres de nos vies, dans les moments où l’on ne regarde pas vraiment, où l’on fait confiance sans trop réfléchir, où l’on partage pour aller vite, pour exister, pour ne pas être en retard sur le monde car nous vivons dans un monde où tout va vite.
La fake news, c’est une histoire qui séduit parce qu’elle rassure, même quand elle détruit des vies ou même des familles. Elle sait exactement où appuyer : là où ça fait mal, là où ça brûle, là où ça manque de réponses et là où les plus crédules, même les moins, le croient. Elle ne cherche pas à convaincre, elle cherche à troubler. Elle ne cherche pas à informer, elle cherche à diviser. Et dans une société déjà fatiguée, déjà inquiète, déjà saturée de bruit, elle trouve un terrain facile. Elle pousse comme une mauvaise herbe dans un jardin qu’on n’a plus le temps d’entretenir. Elle s’introduit dans les conversations, elle transforme les débats familiaux en champs de bataille.
Ce qui me frappe, c’est que la fake news n’a pas besoin d’être crédible pour être dangereuse. Elle a juste besoin d’être plausible. Elle a juste besoin de tomber au bon moment, dans le bon cœur, dans la bonne fatigue. Elle a juste besoin que quelqu’un, quelque part, décide de ne pas vérifier. Et moi, face à elle, je me sens parfois minuscule. Comme une veilleuse dans une pièce trop grande, trop sombre, trop bruyante. Mais une veilleuse, même petite, éclaire. Elle ne chasse pas l’ombre, mais elle empêche l’obscurité totale.
Lutter contre les fake news, ce n’est pas jouer les héros. Parce qu’au fond, la vérité n’a rien de spectaculaire. Elle avance doucement, elle se construit patiemment, elle demande du temps, de l’écoute et de la nuance.
Pour moi, une fake news est l’adversaire numéro un de la société, parce qu’elle attaque ce qui nous relie : notre capacité à croire ensemble, à comprendre ensemble, à avancer ensemble. Elle ne détruit pas seulement les murs, elle détruit les ponts. Les fakes news sont un fléau dans notre société et je me battrai jusqu’à la fin pour prôner la vérité !
Auteure : Joudia, 18 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

