Des pétales qui se consument sont toujours des pétales.
Il n’y a que ce qui apparait qui disparait mais ne cesse pour autant d’être dans le monde, d’être le monde.
Chaque entité consciente ou non trouve sa place, petite ou grande, simple ou composée, unie au reste des entités avec le devoir impérieux de faire sa place, alors qu’il s’agit juste d’être là, ici présent aussi vite que possible.
Les saisons passent et reviennent inlassablement et les voyants toutes uniques défilées sous nos yeux, nous captons la richesse de l’impermanence. Le temps file, hélas, au rythme des saisons, nous voilà déjà comme un vieil arbre usé par le temps, qu’en est-il de la sagesse ?
Avons–nous pu faire sa connaissance ou sommes-nous devenus fripés, rigides et ingrats, juste bon à savoir de bois mort qui nourrissent des esprits plus vivants ? Il n’y a aucun lien entre la vieillesse et la sagesse, il s’agit du regard que nous portons sur nous-même, sur le temps qui passe, sur l’amour et la bonté, sur les connaissances et nos doutes.
Auteure : Carole, 39 ans, Charleroi
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

