Le plus dur au quotidien pour moi, c’est de vivre avec moi-même et les autres.
C’est être bombardé de regards et de critiques, les compliments et les médisances, l’amour et la violence.
Entre mes parents à l’amour et aux attentes démesurées pour l’enfant qu’ils ont attendu, mes premières insultes et agressions queerphobes, VSS, validiste à 7 ans, le rejet d’abord par les filles puis les garçons.
Ce qu’iels projetaient sur moi, celle qui sortaient de trop des cases par sa sensibilités, sa féminité, son corps, ses idées/cerveaux. Le fait que ces gens ne changent que peu avec le temps.
Enfants « innocent »; adultes ignares qui à la moindre différence veulent te posséder ou te détruire.
Décider de s’aimer et aimer les autres quand le monde n’arrive pas à se décider si lui t’aime ou non, c’est un long cheminement; le plus important c’est de t’écouter et d’écouter ceux qui comptent pour toi. Te connaitre et apprécier qui tu es devenue malgré ceux qui ne te voient pas réellement mais pense pouvoir émettre un avis.
Nous sommes tous.tes différent.es mais si semblables à la fois.
Apprendre des autres nous fait refléter et remettre en question : nos aspirations, amours, peines, questionnements, ce qu’on projette de soi aux autres et sur les autres.
N’ayez pas peur de leurs histoires, de votre histoire, comprendre et rencontrer l’autre, c’est se trouver soi-même
Autrice : Ssine, 28ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

