Voici un monde qui m’a toujours attirée, sauf que ce à quoi j’avais accès, la partie la plus visible de ce grand iceberg n’était même pas la meilleure. Une rencontre faite par hasard allait changer la donne. Non pas me faire détester le BDSM mais justement me faire l’adore encore plus. À l’époque je me souviens avoir dit à ce monsieur que pour moi, le BDSM sans sexe ne m’attirait pas du tout, et son sourire qu’il fit à ce moment-là, juste avant qu’il me prouve le contraire, reviens encore dans mon esprit. Il m’a fait découvrir un monde, ainsi qu’une grande partie de moi. Il m’a fait prendre conscience de ce besoin de soumission, de ce besoin de servir, de rendre service qui sommeillait en moi. J’ai pu explorer différentes sous-catégories du milieu. Trouver et rencontrer d’autres personnes dans le même cas que moi. Le BDSM m’a aussi fait prendre conscience de mon corps. Comment fonctionne-t-il, comme ressent-il les choses. À quoi servent les différentes hormones telles que l’endorphine, la dopamine ou l’ocytocine, et comment « pirater » tout ça pour en maximiser les sensations.
Bien entendu, parler de tout ça avec des vanilles ne fut pas de tout repos. Ces gens, tout comme les moldus adorent détruire ce qu’ils ne connaissent pas, mais peu importe. Moi je savais de quoi je parlais et ce que ça m’apportait. S’ils savaient, ils changeraient certainement de discours. Très vite, je passais dans ses cordes pour découvrir le monde du shibari, une discipline que j’affectionne encore aujourd’hui. Sentir les cordes caresser puis immobiliser mon corps, me laissant à la merci de mon encordeur m’excitait profondément. Tout ceci sous la surveillance de ma maitresse de femme qui me passa rapidement le collier autour du cou.
Aujourd’hui, nous vivons dans une relation DS où chacune prend soin de l’autre tout en restant dans son rôle.
Auteure : Caitlyn Jane, 40 ans, Oupeye
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

