Pour moi, le plus dur en amour c’est :
De ne pas m’y oublier
Quand j’aime c’est fort, peut-être parfois mal
En tout cas, je peux m’y faire mal
Ne plus plier sous l’anxiété
D’être manipulée, humiliée
Ecouter les mots, croire en eux, ne pas céder à la peur d’être abandonnée
Calmer les pensées intrusives qui émergent du passé
D’un passé, d’un moi, qui n’est plus
Ne plus me dispenser, tout donner, s’abandonner
Dans l’espoir d’un amour vrai, en étant partiellement fausse. Paradoxe.
Dans la performation d’un moi idéal imaginé et qui n’est surement pas le sien
Alors, je tends la main, la gauche
A moi-même
Au moins authentique, pour ne plus être piégée
Et si quelqu’un veut m’y aimer, il m’en reste une, je lui tends la droite
Ptètre maladroite
Mais remplie d’amour
Puis j’ose, je saute, on explose les paradigmes
Autrice : Anonyme, 40 ans, Liège
CET ARTICLE A ÉTÉ PRODUIT LORS D’UN ATELIER SCAN-R.

