Mon stress et moi

Mon stress et moi

Le texte qui suit est un peu particulier, un peu spécial ! Inès a imaginé un dialogue entre elle et son stress ! À chaque moment de la journée, elle s’exprime et lui aussi !

7h

Inès / Mon réveil sonne. Je me réveille, devant ma garde-robe. Je prends une éternité – ou deux – à choisir une tenue. Il est 7h et déjà, je me prends la tête.
Le stress / Son réveil sonne. Je me réveille avec beaucoup d’énergie et, tout de suite, je commence à m’activer. Elle est devant sa garde-robe et je décide de l’embêter : “Cette jupe ? C’est trop court, tu vas te faire renvoyer. Ça, c’est trop moulant, tu n’as pas le corps pour mettre ce genre de trucs. Ça, c’est trop fleuri, ce n’est clairement plus à la mode, tout le monde va se moquer de toi.”

8h25 ⇒ 8h30, arrivée à l’école

Inès / Je suis devant l’école. Au final, j’ai mis un gros pull. J’ai l’impression que tout le monde me regarde… Je prends une grande inspiration et je passe la grille.
Le stress / Elle m’a écouté et elle est sortie avec un énorme pull. Les autres habits étaient très beaux et je suis sûr qu’ils lui auraient bien été, mais c’est drôle de voir qu’elle a si peu confiance en elle !
Inès / Heureusement, on est jeudi. Je commence par la biologie. Mon cours de bio, c’est comme si le temps s’arrêtait. Ça me passionne tellement que j’en oublie le monde qui m’entoure. Je souris et je me sens bien.
Le stress / Jeudi ! On est jeudi ! Je déteste ce jour ! Elle m’oublie, elle me laisse de côté. Aujourd’hui encore plus que d’habitude. Elle va me le payer !

9h25 ⇒ 9h35 ⇒ la récré

Inès / Je marche pour aller à mon second cours : math. J’ai un test… Même si j’ai révisé hier, j’ai l’impression d’avoir tout oublié. Je vais rater, j’en suis sure, ça n’ira jamais. Je suis trop nulle, je ne vais jamais y arriver. À quoi bon essayer ? Je ne suis vraiment qu’une moins que rien.
Le stress / Ma vengeance commence ! Je m’installe toujours en douceur et lentement, très lentement. Plus elle souffre, mieux je me sens. Plus elle souffre, plus elle a peur de moi. Plus elle souffre et plus mon pouvoir prend de la place et augmente !
Inès. Mon interro est devant moi. Je fluore les instructions pour être sure de ne rien oublier. Je me perds un peu dans toutes les définitions que j’ai pourtant apprises. J’ai du mal à écrire, je tremble. Au final, ça s’est plutôt bien passé.

10h35, fin de la récré, cours de religion et tétanie

Inès. Mon cœur bat étrangement vite. Je cherche de l’air, j’ai du mal à respirer. J’ai compris ce qu’il va se passer. Pas de bol, j’ai religion… Hors de question que ça se passe là-bas ! Il me déteste et il va surement s’acharner sur moi comme il adore le faire. Vous savez ? Ce genre de prof qui aime bien se moquer. Un peu plus tard, je suis assise. Je n’écoute absolument pas le cours, je tente de me concentrer sur moi et sur ma respiration tout en faisant semblant d’écouter pour ne pas éveiller les soupçons. Ça commence, je le sens. Je suis toujours obstinée à ne pas sortir. Demander de sortir devant toute la classe et surtout avec ce prof est très dur. J’ai honte. Alors je reste assise.
Le stress / J’ai décidé de ne pas m’emballer en math. Je préfère de loin commencer le travail en religion. Tout est multiplié par deux, car en plus d’avoir peur de mes réactions, elle a peur de son prof. Nous sommes dans de parfaites conditions pour passer à la vitesse supérieure.
Inès / 10h50, le powerpoint défile à une vitesse incroyable. D’un coup, tout va plus vite. Ma respiration devient de plus en plus rapide, je cherche de plus en plus de l’air, mais en vain. Mes jambes ne répondent plus. Elles s’endorment, je sens les picotements monter de plus en plus. Ça monte, ça monte jusqu’au bassin. Je ne sens plus mes jambes … J’ai bien compris que j’ai trop attendu, je ne vais pas savoir me lever de ma chaise. Toute ma classe me regarde, ils se lèvent, ils se collent à moi. Des dizaines de personnes m’entourent et me fixent. Je panique. Mes bras s’endorment à leur tour… C’est le début de ma crise de tétanie. L’ensemble de mes membres se contractent, se crispent et je sombre dans la peur. Je tremble, ça brule. Ça brule tellement, je me sens partir dans un autre monde, il n’y a que mes yeux qui m’aident à rester ici. Je me coupe du monde. Malheureusement, elle n’est pas là. J’aurais aimé qu’elle soit là avec moi. Elle, c’est la personne avec qui je me sens en totale confiance et qui arrive à me calmer, je la considère un peu comme mon ange gardien. Je l’appellerai Annelise.
Le stress / Elle l’aura cherché. Je commence toujours par les jambes, car c’est le plus atroce et je suis sûr qu’elle ne pourra pas se déplacer pour aller dehors et respirer le bon air. Puis je monte très lentement pour qu’elle ait peur. Le plus drôle c’est de la faire halluciner. Je vous rassure, personne ne s’est levé, personne ne l’a fixée. Tout le monde s’en fout, mais en faisant cela, je gagne du terrain de plus en plus. Quand elle arrive dans sa crise, c’est moi qui prend le dessus. Vous voyez les personnes qui ont deux personnalités ? C’est un peu pareil. Je prends sa place et Ines est enfouie au fond d’elle. J’ai tous les pouvoirs, je peux enfin faire ce que je veux !
Inès / 11h, sors de moi, va-t’en ! Laisse-moi ! Ça fait horriblement mal, j’ai perdu le contrôle. Pendant ma crise, il m’arrive même de me taper la tête contre le mur ou de me taper moi-même.
Le stress / Elle commence à reprendre le contrôle. Je t’interdis de revenir ! C’est moi qui m’amuse maintenant !

11h20, bureau de l’éducatrice

Inès / Je commence à reprendre mes esprits. J’ai si peur, mais je reconnais mon environnement. Je suis dans le bureau de mon éducatrice. On a dû me porter là-bas, j’étais incapable de me déplacer. Quand je fais une crise et qu’Annelise est avec moi, il m’arrive de fondre en larmes. Toute la pression s’en va et je pleure dans ses bras. Dans ces moments-là, le temps s’arrête et je me sens protégée de tout. Je suis heureuse que nos chemins se soient croisés, je l’admire beaucoup. Je vous souhaite d’avoir une personne comme elle dans votre vie. Bref, les larmes coulent pour montrer la frayeur que je viens de vivre. Dix minutes plus tard, la crise est finie et pourtant, le pire moment arrive… Vu que mes muscles se sont crispés tout au long de ma crise, c’est difficile de les détendre. C’est une étape atroce, douloureuse et je trouve que c’est la pire.
Le stress / Je vais perdre. Elle a repris le contrôle et ne se soucie plus de moi. Je suis trop faible, il faut que je me repose.

12h10, pause

Inès / C’est enfin la pause ! L’air frais me fera du bien. Je m’entoure de mes amies et j’essaye de penser à autre chose. J’ai encore du mal à monter ou descendre des escaliers, mais je vais mieux. Les cours qui vont suivre vont être très compliqués. Je suis exténuée, j’ai envie de dormir mais je dois continuer ma journée…

15h30, latin

Inès / La prof de latin m’a fait une réflexion que je n’ai pas du tout acceptée. Je vais aller la trouver fin de cours
Le stress / après une petite sieste, je reprends de plus belle le cours de ma vie. Si elle pense qu’elle va réellement aller trouver sa prof, alors là, elle rêve!
Inès / C’est peut-être pas une bonne idée que j’aille la trouver… Et si ça se passait mal ? Et si elle le prenait mal ? Et si j’empirais la situation ? Elle m’enverrait chez la directrice ? Elle me détesterait jusqu’à la fin de l’année et ferait tout pour me pourrir la vie ?

16h30, retour à la maison

Inès / Je rentre chez moi. Je n’ai pas été voir la prof de latin.
Le stress / Elle rentre chez elle. Bien évidemment, vous vous doutez bien qu’elle n’aurait jamais eu le courage d’aller voir la prof ! C’est toujours comme ça. Si quelque chose la dérange, si elle a été touchée par quelque chose, je m’arrange toujours pour ne pas qu’elle le dise. Pourquoi ? Déjà grâce au fait qu’elle garde tout pour elle, elle est encore plus vulnérable que d’habitude ce qui me facilite le travail et je peux encore aller plus loin. Ensuite, ce genre de situation se retourne souvent contre elle. En ne voulant rien dire pour ne pas blesser les personnes qu’elle aime, elle s’attire beaucoup de disputes. C’est super marrant d’assister à cette déferlante de reproches alors que la pauvre petite pensait bien faire les choses. Mon travail s’arrête ici. Malheureusement elle se sent très bien chez elle. Elle a des super parents… Ça me frustre, mais vu qu’elle est une petite intello et qu’elle travaille beaucoup chez elle, je peux encore me défouler un peu avant de dormir. Vous devriez la voir étudier ses leçons ! Si elle ne connaît pas à la virgule près, j’arrive, je la taquine un peu et bam ! Elle a peur et elle pense ne rien connaitre et recommence depuis le début. Ça peut durer 3 heures comme ça. Je m’éclate !

19h ⇒ sport, 21h ⇒ posée au lit

Inès / Depuis mardi, je décomptais les jours, voire les heures. Je pars enfin pour mon entrainement . Mon sport est la meilleure chose qui me soit arrivée. Là- bas, je me sens moi-même, à ma place. Il n’y a pas de place pour mon stress là-bas mais juste de la joie de vivre, du plaisir et du dépassement de soi. Le rugby, j’en fais depuis 4 ans maintenant et c’est toute ma vie. C’est ma bulle, mon échappatoire, là-bas, je me sens moi. Après une bonne douche, je me pose dans mon lit. Je traine un peu sur les réseaux. Fatiguée de cette journée, je m’endors directement. Comme toutes les filles je rêve de mes crushs, de voyage, de plein de choses et ça me donne le sourire. Vers 21h30, je ferme les yeux, une nouvelle aventure m’attend demain .

Auteure : Inès, 15 ans, Liège

Cet article a été écrit lors d’un atelier Scan-R à distance

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Difficile d’être sereine pendant la crise

Difficile d’être sereine pendant la crise

J’ai la chance de vivre ce confinement dans une maison avec mes parents et mon petit frère, avec qui je m’entends bien, et de pouvoir faire des choses que j’aime, que je ne prends pas toujours le temps de faire en temps normal car je suis emportée par le rythme de vie citadin. Voilà donc que je prends le temps de lire des livres, de coudre des masques, de rendre service à mes grands-parents, d’apprendre l’espagnol et de faire des siestes au soleil.

Pourtant, difficile d’être sereine pendant cette crise. Avec les mesures prises par le confinement et la distance sociale, on a tendance à se replier sur soi et à passer beaucoup de temps derrière nos écrans. Personnellement, j’ai beaucoup trainé sur internet et mes parents aussi. Mon avis, par rapport à la crise, changeait en fonction de l’information que je venais de lire ou de ce que mes parents avaient lu. Soit j’étais parano, soit fâchée et scandalisée, parfois aussi dans le déni ou dans l’espoir. Face à toutes ces infos, difficile de savoir comment réagir. Une chose est sûre : la peur excessive nous fait faire des choses totalement irrationnelles et nous isole. Il est évident qu’on ne pourra pas se sauver seul·e. On est tout·es dépendant·es les unes des uns et les uns des autres et tant que l’autre ne sera pas protégé·e, le virus sera toujours une menace pour nous. Les grandes victimes de cette crise sont les personnes qui avaient déjà des difficultés avant. Les voilà encore plus démunies et vulnérables aujourd’hui. Je pense aux sans-abris, aux migrant·es, aux détenu·es, aux malades, aux personnes âgées, seules, aux indépendant·es, aux pays pauvres…. Et j’en passe. Cette crise fait ressortir les failles de notre système et les inégalités ne font qu’augmenter.

Je reste prudente et je respecte les mesures prises par le gouvernement, elles sont nécessaires, mais ce ne sont pas les seules solutions. Je sais que si je me restreins à rester dans ma bulle à attendre que ça passe, je vais avoir du mal à tenir le coup psychologiquement. En ce temps de crise, un peu de solidarité fait du bien au moral. Les pouvoirs publics et les soignant·es ne sont pas les seul·es à savoir agir. Je pense qu’on peut tout·es faire notre part; (s’)informer, militer ou agir… les possibilités ne manquent pas. Limiter le flux d’infos, penser à d’autres choses et aider  – ne fût-ce qu’un petit peu – les personnes dans le besoin, voilà ce qui me permet de ne pas céder à la panique et de garder le moral. Aujourd’hui on a besoin que tout le monde agisse de manière rationnelle. Faites ce qui semble le plus juste pour vous et pour les autres. Comment voulez-vous agir pour vivre le plus sereinement possible cette crise ? Voulez-vous attendre devant la télé que ça passe et recommencer à vivre comme avant une fois que tout sera fini ? Ou voulez-vous participer à limiter les dégats de cette crise historique et rêver d’un avenir meilleur ? Beaucoup d’initiatives ont déjà émergées. Voici deux liens qui m’ont inspirés sur les possibilités d’aide à Bruxelles : le groupe Solidarité Bruxelles Coronavirus sur facebook et le site solidair.brussel

 

Auteure : Alice, bruxelles, 25 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R à distance.

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Si seulement ce n’était qu’un mauvais rêve

Si seulement ce n’était qu’un mauvais rêve

Ce devait être la fin d’une année extraordinaire pour Carla… La fin des études secondaires, avec des festivités entre potes, un parfum d’été avant l’heure. Pour la fête, on repassera. Le Covid-19 a tout mis sur pause. Ce ne sera que partie remise. 

Assise devant mon ordi, les mots ne se bousculent pas. Pourtant, il y a tant à dire, tant d’images qui envahissent nos écrans, tant, trop de chiffres. Comment en sommes-nous arrivés là ? Si vite, si brusquement ? Il y a encore un mois j’allais à l’école. Me lever, déjeuner, retrouver mes amis, apprendre, rentrer, bouger, dormir, c’était ma petite routine. Une vie tout ce qu’il y a de plus normal, lassante même certains jours. Pourtant… Si seulement je pouvais retourner au collège, fermer les yeux, faire comme si ce n’était qu’un mauvais rêve …

« Reste à la maison » Rien de plus facile. Rien de plus dur. 

Décembre 2019, un premier cas de coronavirus apparaît en Chine, à Wuhan. Ce qui ne semblait être qu’un simple virus fait, aujourd’hui, bien des ravages. Le 12 mars, l’OMS ne parle plus d’épidémie, mais de pandémie. Ce n’est plus un pays qui est touché, mais plusieurs continents. Un à un les pays se referment sur eux-mêmes, prenant une série de mesures, jugées trop laxistes par certains, trop strictes par d’autres. « Reste à la maison », « Stay home », « Tutti a casa ». Le mot d’ordre est le même, peu importe la langue. Des milliers de morts, des hôpitaux surchargés, des médecins exténués et la seule chose à faire … rester à la maison.

On se sent impuissant … or ce n’est pas le moment de se laisser abattre ! Il faut rester positif. L’entraide commence à se ressentir de plus en plus, cette union invisible entre les terriens, cette solidarité entre les peuples, même si ce n’est que par un message sur la toile, marque les  soutiens. Oui, la seule chose dont on a besoin c’est de coopérer, de se soutenir et ce n’est pas de se rejeter la faute. Le covid 19 est un ennemi commun. Et puis, qu’on se le dise, rester à la maison n’est pas si terrible et c’est une adolescente qui le dit.

Qui n’a jamais rêvé de rester dans son fauteuil toute la journée ? Maintenant que nous en avons la possibilité, nous partons faire des joggings. Le week-end même où le confinement a été annoncé, je suis partie courir, je ne crois pas que je l’aie fait pour désobéir ou quoi que ce soit, mais plutôt parce que je ne savais pas quoi faire. Mes repères s’envolaient et j’avais besoin de me vider la tête. On peut peut-être appeler ça le déni, je ne sais pas. Je crois juste que personne n’était préparé à cela et qu’il nous a fallu comme un temps d’adaptation.

Le futur attendra

Certains disent que le Coronavirus nous servira de leçon. Moi je crois que ce n’est pas le moment de penser au futur. Je ne dis pas qu’on doit arrêter de vivre, de penser à cause de ce qu’il se passe mais autant se concentrer sur le présent pour que notre futur soit le plus serein possible. Le covid laissera des traces et j’espère que nous saurons en sortir plus forts, plus unis et que nous modifierons certains aspects de notre vie. Les villes respirent, j’habite dans le centre et cela fait bien longtemps que je n’avais plus entendu les oiseaux chanter. C’est peut-être l’électrochoc qu’il nous fallait, même si je crois qu’aucune mort ne justifie cela et le covid 19 a été, et est toujours un bien triste assassin.

On a l’impression de tourner en rond au début alors que le confinement nous permet de faire tout ce à quoi nous n’accordions que trop peu de temps avant. C’est un retour aux sources. Il y a énormément de belles initiatives qui voient le jour sur Internet mais aussi beaucoup de bêtises qui tentent de nous faire passer le temps. J’ai supprimé Instagram, c’est tout à fait personnel et ça n’engage que moi mais j’ai l’impression de retrouver goût aux choses simples. Je lis, je dessine, je me fais rétamer au scrabble par ma maman, je suis à deux doigts d’avoir mon grand écart. J’essaie de m’occuper, je me dis que je suis chanceuse malgré tout. 

Certes, cette année devait être la plus belle : notre rhéto, la dernière… depuis le temps qu’on l’attendait ! Au final, voyage annulé, bal en suspens, mes amis me manquent, les sorties aussi, les fous rires, les embrassades, les regards, les contacts. Mais oui, je suis chanceuse car j’aurai la chance de les retrouver après cette crise. Je suis chanceuse d’avoir un toit au-dessus de ma tête, je suis chanceuse de ne pas être seule durant le confinement, je suis chanceuse d’être en bonne santé et pour cela je reste à la maison

Auteure : Carla, liège, 17 ans

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J’avais sept ans et j’ai quitté le Liban. Voici comment j’ai réussi à m’intégrer…

J’avais sept ans et j’ai quitté le Liban. Voici comment j’ai réussi à m’intégrer…

Georges a grandi en Belgique. Malgré le regard des autres et la barrière de la langue, il a su s’intégrer. Mais le Liban de son enfance restera pour toujours dans son cœur.

J’avais 7 ans… On a dit au revoir à tout le monde, la famille et les amis et on a quitté le Liban. C’était il y a dix ans. J’étais triste et content à la fois. On est venu directement en Belgique car maman avait un contrat de travail. Elle est infirmière. Quand je suis arrivé à l’aéroport. Il faisait froid. Cela faisait une grosse différente de température avec le Liban où il faisait très chaud.

J’ai eu facile à m’adapter en Belgique. Au Liban, j’apprenais déjà le français à l’école. Ça a été plus facile pour m’intégrer à l’école. J’ai deux petits frères. A l’époque, ils étaient tout petits. Pour moi s’intégrer, c’est être actif dans un pays. C’est-à-dire participer aux activités, à l’école, a ce qu’on me propose.  Ce n’est pas trop dur, je crois que je réussi malgré le fait que je ne parle pas bien la langue. Très vite, les Belges ont essayé de faire en sorte de nous comprendre, même si le français était difficile. On souriait et on communiquait avec des gestes. 

En quittant le Liban, j’ai perdu ma famille. J’étais proche de mes grands-mères. Au pays, je restais chez elles avec mes deux petits frères lorsque mes parents travaillaient. Ce fut un déchirement. Je ne me pelle plus trop, mais elles m’ont transmis plein de choses, notamment la culture. Je pense notamment à la nourriture : les préparations au poulet. En arrivant, j’étais avec mon père et ma mère. Je n’étais pas seul. J’ai appris la culture belge. Pas les frites, car cela on en mangeait déjà de très bonnes au Liban. Je découvre que les habitants sont très gentils et respectueux en général. Ils parlent bien, ils sont souriants et ils font un petit peu la fête. C’est très différent de chez nous sur certains aspects. Nous sommes plutôt accueillants et solidaires. Je crois que c’est toujours important mais je ne le vois pas suffisamment parmi les Belges. 

Je ne pourrai jamais me passer du Liban. Nous retournons parfois avec la famille au village, là où j’ai grandi petit. La maison n’a pas changé. Il n’y a pas d’étage, le toit et plat, la face est blanche. J’aime beaucoup cet endroit. Je m’y sens chez moi. J’aime retrouver la famille et les amis. Il y a beaucoup de bonnes pâtisseries très sucrées. C’est trop bon ! 

Quand je vois de nouvelles personnes, on me demande d’où je viens. Ce n’est pas un problème pour moi mais ça me dérange car malgré les efforts, on ne me considère toujours pas comme belge. Pourtant, j’ai grandi dans ce pays. J’étais tout petit quand je suis arrivé ici. On se moque parfois de ma couleur de peau mais je n’y prête pas attention. Je m’en fou. J’ai juste envie qu’on me laisse tranquille car je suis comme vous tous : belge.  

Je me considère pour tout ça intégré. Cela fait dix ans que je suis ici, c’est mon pays la Belgique autant que le Liban. L’intégration est un mot compliqué. Renier mes origines, ce n’est pas possible et dire que je me sens complètement belge est impossible. Je pense simplement que c’est important de savoir d’où je viens pour savoir où je vais.

Je ne sais pas encore où j’irai. Si je reste en Belgique, c’est bien. Sinon, je verrai…

Auteur : Georges, 17 ans

Cet article a été réalisé lors d’un atelier Scan-R.

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Africain en Belgique

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Il y a six ans, Wilfried a quitté le Cameroun. Il est venu en Belgique pour rejoindre sa mère. Elle est arrivée en Europe, avant lui, pour sortir de la misère et trouver un meilleur avenir. Wilfried, 16 ans aujourd’hui, se sent chargé d’une mission : s’occuper de ceux qui sont restés au pays. C’est ce qui l’aide au quotidien pour passer au-dessus du racisme, des discriminations.

Être Africain au sein d’un pays qu’on rejoint, c’est parfois difficile… Le regard des gens et sur les choses, sur presque toutes les choses, est différent. Cela fait six ans que j’ai quitté le Cameroun pour rejoindre ma mère en Belgique. Je sais de quoi je parle. Quand je sors dans la rue, ici, la majorité des adultes, blancs, m’observent avec un regard hautain même dans le monde du travail. C’est très frustrant. Tu peux en effet avoir toute l’expérience nécessaire ainsi que les qualifications et les diplômes requis, ta couleur de peau sera prise en considération dans l’attribution d’un emploi. J’ai 16 ans, je ne travaille pas, mais j’ai déjà tout compris.

RETOURNE DANS TON PAYS

Récemment, dans un magasin, on a fait l’objet d’une critique raciste de la part d’une personne âgée qui voulait nous dépasser à la caisse. En fait, mon père n’a pas accepté de se faire dépasser et le monsieur lui a simplement rétorqué que s’il n’était pas content, il n’avait qu’à rentrer chez lui, en Afrique quoi ! En gros, j’ai compris qu’on n’était pas, toujours, les bienvenus ici.

Depuis que j’habite en Belgique, ces situations se répètent régulièrement. Heureusement, tout le monde n’est pas comme cela. J’ai aussi réussi à m’adapter, prendre ma place et à m’intégrer. Même si le mot intégrer est souvent synonyme d’accepter les insultes de l’autre sans rien dire.

LE CACHOT OU LES MOTS

Quoi qu’il en soit, je suis bien ici et j’ai des potes. Je dois prendre parfois sur moi mais j’avance. Je fais ma route. Je ne veux surtout pas porter la cause des Noirs, changer la société. Je trouve que la vie est parfois assez compliquée comme ça. C’est possible d’enlever les préjugés chez les gens mais cela demande du temps. Répliquer, être violent, cela ne sert à rien et cela peut se retourner contre nous. Par exemple, si on te traite de « sale Noir », et puis que tu frappes la personne, c’est direct la police ! Je préfère user des mots, sortir de bons arguments et passer à autre chose.

D’AILLEURS ET ICI, D’ICI ET AILLEURS

Franchement, je ne vois rien de positif à être Africain en Belgique. Je suis très fier, très heureux de ma culture, de mes origines, de ce que nous ont laissé nos ancêtres : la langue, la musique, la terre… Je pense d’ailleurs que le Cameroun est l’un des pays les plus actifs au monde au niveau agricole.On ne va pas se mentir, les Africains viennent en Europe pour sortir de la misère et avoir un meilleur avenir et pour s’occuper de ceux qui sont là-bas. Je dois donc assurer. C’est ma motivation pour passer au-dessus du racisme et des discriminations.

À ceux qui sont restés au pays, on ne se vante pas trop de ces histoires-là mais on ne se cache pas non plus. On se dit les choses : nous exprimons la répression, les discriminations et le racisme que nous vivons parfois. Ils nous soutiennent. Ils disent de prendre sur nous. On nous dit de faire le taf et de revenir au pays, si l’on veut, à la retraite. On n’a de toute façon pas d’autres choix. On ne peut pas revenir au pays avant d’avoir ramené de l’argent. Ce serait synonyme d’échec alors qu’en Europe, à leurs yeux, on avait toutes les cartes en mains.

Pour ma part, je rentrerai peut-être au pays plus tard. A 18 ans, je devrai travailler. Serais-je venu si j’avais vraiment eu le choix ? Je ne sais pas. Je pense qu’on peut se construire un bon avenir ici comme là-bas. C’est une question de volonté même si la pauvreté, elle est plus grande au pays.

Auteur : Wilfried, Braine-le-Château, 16 ans

Cet article a été produit lors d’un atelier Scan-R

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